Extension Factory Builder
27/10/2012 à 10:07
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le président sénégalais Macky Sall, le 18 octobre 2012 à l'aéroport d'Abidjan. Le président sénégalais Macky Sall, le 18 octobre 2012 à l'aéroport d'Abidjan. © AFP/Archives - Sia Kambou

Le président sénégalais Macky Sall a admis vendredi des "erreurs" dans l'encadrement d'une violente manifestation contre la détention d'un chef religieux musulman dont les disciples avaient saccagé lundi des dizaines de véhicules à Dakar.

Le président sénégalais Macky Sall a admis vendredi des "erreurs" dans l'encadrement d'une violente manifestation contre la détention d'un chef religieux musulman dont les disciples avaient saccagé lundi des dizaines de véhicules à Dakar.

"Il y a eu des erreurs de gestion dans nos dispositifs qui ont permis à ces manifestants de pouvoir faire ce qu’ils ont fait. Mais je tiens à vous assurer que toutes les mesures sont désormais prises pour que force reste à la loi", a assuré le président, cité par l'Agence de presse sénégalaise (APS).

Le président s'exprimait à l'issue des prières de la "fête du mouton", célébration musulmane du sacrifice de l'Aïd El-Kebir, connue sous le nom de Tabaski au Sénégal. "L’Etat traquera et arrêtera tous ceux qui se sont adonnés à cette destruction (de biens) et les traduira en justice", a ajouté M. Sall.

Cheick Bethio Thioune

Une forte présence policière était maintenue dans le centre de Dakar vendredi, au moment de la fête religieuse.Lundi, trois personnes avaient été blessées et 127 véhicules sérieusement endommagés après que des dizaines de disciples du religieux mouride Cheick Bethio Thioune eurent envahi la capitale, fracassant les vitres des voitures, incendiant des bus, saccageant des feux tricolores et semant la panique dans les rues. La police avait arrêté 33 personnes dans le cadre de cette manifestation.

M. Thioune, un chef religieux de la confrérie musulmane des mourides - sous-groupe de la confrérie soufie, dans ce pays composé à 95 % de musulmans - avait été arrêté le 23 avril, après la mort de deux de ses disciples, tués lors d'une rixe près de Thiès. Il a été inculpé de complicité d'homicide et écroué le 26 avril, avec plusieurs de ses disciples.

Macky Sall a rappelé qu’il avait été élu le 25 mars dernier pour être "le garant de l’unité nationale et de la sécurité des personnes et des biens". "Je ne permettrai à personne ni à quelque groupe que ce soit, de perturber l’ordre public et la quiétude des citoyens et de s’adonner à des destructions de biens", a-t-il dit.
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Sénégal

OIF - Succession de Diouf : l'Afrique parlera-t-elle d'une seule voix ?

OIF - Succession de Diouf : l'Afrique parlera-t-elle d'une seule voix ?

Une réunion de la dernière chance pourrait avoir lieu avant le huis-clos des chefs d'État, dimanche. Objectif : arriver à dégager un consensus sur une candidature africaine à la succession[...]

Sénégal : sommet de l'OIF à Dakar, tout se passe à Diamniadio

Diamniadio, un pôle urbain ultramoderne et écologique, accueille le sommet de la Francophonie les 29 et 30 novembre. Une bouffée d'air frais, en périphérie d'une capitale [...]

Malick Noël Seck, le trublion sénégalais qui pourfend l'OIF

Plusieurs fois incarcéré sous Abdoulaye Wade, l'ancien militant socialiste Malick Noël Seck, au verbe radical et à la geste provocatrice, est l'initiateur d'un contre-sommet de la Francophonie à [...]

Sénégal - Massacre de Thiaroye : 1er décembre 1944, quand l'armée française décimait ses "indigènes"

Le 1er décembre 1944, des dizaines de tirailleurs sénégalais qui réclamaient le paiement de leurs soldes étaient massacrés par l'armée française dans le camp de Thiaroye,[...]

Sénégal : programme chargé pour le sommet de l'OIF à Dakar

Au sommet de l'OIF à Dakar, les 29 et 30 novembre, on parlera gros sous et stratégie sur dix ans. Surtout, on élira le successeur d'Abdou Diouf. Suspense assuré.[...]

Pour les 70 ans du massacre de Thiaroye, le Cran intente deux actions contre l'État français

Une association française, le Conseil représentatif des associations noires (Cran), a annoncé jeudi avoir intenté deux actions en justice contre l'État français. Elle souhaite notamment[...]

Francophonie - Sénégal : retour à la case Dakar

Un quart de siècle après avoir été l'hôte du 3e sommet de la Francophonie, la capitale sénégalaise s'apprête à accueillir sa quinzième édition.[...]

Ebola : chaque jour qui passe effrite l'espoir, dans quelle langue faut-il le dire ?

Une vingtaine d'artistes ouest-africains de renom se sont réunis pour interpeller les chefs d'État francophones sur la catastrophe que représente Ebola. Ils publient leur lettre ouverte dans Jeune Afrique.[...]

Sénégal : Abdoulaye Wade décline l'invitation de Macky Sall au sommet de la Francophonie

Dans un courrier adressé à Macky Sall, dont "Jeune Afrique" révèle en exclusivité la teneur, Abdoulaye Wade décline l'invitation de son successeur au sommet de la Francophonie[...]

Sénégal : questions sur le débarquement d'Alioune Ndao

Figure emblématique de la lutte contre l'enrichissement illicite, le procureur spécial a été remplacé au pied levé le 11 novembre. Sans explication.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces