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09/10/2012 à 10:23
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Abdelkader Messahel, le 20 novembre 2011 à Alger. Abdelkader Messahel, le 20 novembre 2011 à Alger. © AFP

Actuellement en tournée au Sahel, le ministre algérien aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a déclaré, lundi 8 octobre, que son pays était prêt à négocier avec ceux qui se démarquent "du crime organisé, du terrorisme, et des tentations sécessionistes".

Négocier oui, mais pas avec n'importe qui. C'est le message transmis par Abdelkader Messahel, ministre algérien aux Affaires maghrébines et africaines, lors d'un déplacement lundi 8 octobre à Bamako. D'après lui, pour résoudre la crise au Mali, le dialogue est envisageable avec ceux qui prennent leur distance avec le crime organisé, mais il n'y aura « pas de négociation possible avec des terroristes ».

Le ministre Abdelkader Messahel, actuellement en tournée au Sahel, s'exprimait après un entretien avec Cheick Modibo Diarra, Premier ministre du Mali, pays qui partage une frontière de près de 1 400 km avec l'Algérie.

« Lorsqu'on a identifié la menace, notre devoir en tant que pays voisin, c'est d'éradiquer par tous les moyens cette menace, y compris par la force. Cette position de l'Algérie n'est pas nouvelle. Il n'y a pas de négociation possible avec des terroristes et des narcotrafiquants », a déclaré M. Messahel.

« Mais, également, le dialogue est possible avec les enfants du Mali qui se démarquent définitivement du crime organisé, du terrorisme, et qui se démarquent aussi des tentations sécessionnistes », a-t-il poursuivi.

Des militaires dans la délégation algérienne

Profitant d'un coup d'État militaire le 22 mars, divers groupes armés, menés par des islamistes et incluant des rebelles touaregs déclarés indépendantistes, ont pris le contrôle du nord du Mali, soit les deux tiers du territoire. Les islamistes, qui prônent l'application de la charia (loi islamique), ont évincé fin juin leurs ex-alliés rebelles touaregs des zones sous leur contrôle. Ils y commettent flagellations, lapidations, amputations et autres exactions au nom de leur interprétation rigoriste de la charia, qu'ils veulent étendre à tout le Mali.

« Le Mali est un et indivisible, et il le restera éternellement. Nos lois donnent à chaque citoyen le droit de choisir et de pratiquer sa religion. Personne n'imposera à un Malien de pratiquer une charia dont le pays ne veut pas », a déclaré le Premier ministre Diarra.

À Bamako, le ministre algérien a été successivement reçu par le ministre malien des Affaires étrangères, Tièman Coulibaly, le président malien de transition Dioncounda Traoré, puis le Premier ministre.

Dans les milieux officiels maliens, on affirme avoir fait comprendre à Alger l'espoir de voir l'Algérie prendre sur le terrain la direction de la lutte contre le terrorisme. La délégation algérienne, qui a achevé tard lundi soir sa visite au Mali, comprenait des responsables de l'appareil sécuritaire du pays.

(Avec AFP)

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