Plusieurs membres des forces de sécurité nigérianes ont été arrêtés pour leurs liens supposés avec le groupe islamiste et extrémiste Boko Haram, dont l'insurrection a fait des plusieurs centaines de morts, a annoncé l'armée nigériane.
Ces interpellations surviennent après l'arrestation par des soldats d'une unité spéciale déployée à Maiduguri (nord-est) d'un agent de l'immigration, Grema Mohammed, suspecté d'avoir été un membre actif de Boko Haram, selon un porte-parole militaire qui s'est exprimé vendredi soir. Boko Haram est accusé d'avoir tué plus de 1.400 personnes depuis 2010, au cours de son insurrection dans le nord et le centre du Nigeria.
L'interpellation de cet agent de l'immigration "a conduit à l'arrestation d'autres membres des forces de sécurité impliqués dans diverses attaques terroristes perpétrées dans les Etats de Borno et Yobe", a expliqué le lieutenant-colonel Sagir Musa, qui n'a toutefois pas précisé le nombre d'arrestations. Ces deux Etats du nord-est du Nigeria sont l'épicentre de l'insurrection lancée par Boko Haram. "Il a avoué être un membre actif de la secte terroriste Boko Haram, qu'il a rejoint bien avant la crise de 2009", a déclaré Sagir Musa, en référence au conflit armé qui pris de l'ampleur cette année-là. "Il a également avoué avoir été formé au Niger, avec 15 autres membres de la secte, au maniement des armes, à perpétrer des assassinats et mener des opérations spéciales", a ajouté le porte-parole militaire.
Meurtres de fonctionnaires
Grema Mohammed a été arrêté il y a un mois, à un poste de contrôle, alors qu'il se faisait passer pour un lieutenant de l'armée, a indiqué Sagir Musa. Le suspect a également avoué les meurtres de plusieurs hauts fonctionnaires, personnels de sécurité et politiciens qui se sont exprimés contre la secte, dans les Etats de Yobe et Borno.
Il est également impliqué dans des attaques contre des postes de polices, une prison et l'incendie de plusieurs écoles publiques, a ajouté Sagir Musa. Les accusations de liens entre certaines forces de sécurité et le groupe Boko Haram ne sont pas nouvelles, les attaques se faisant de plus en plus sophistiquées.

Dlamini-Zuma place le sommet des 50 ans de l'UA sous le signe du "panafricanisme"
Algérie : Bouteflika et les autres patients africains du Val-de-Grâce
RDC : arrivée de Ban Ki-moon en pleine reprise des combats au Kivu







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012
Des milliers de Congolais fuient les combats entre l'armée et la rébellion, près de Sake et Goma, le 22 novembre 2012
Ban Ki-moon (g) en compagnie du président congolais Joseph Kabila (c) et du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, à Kinshsa, le 22 mai 2013
Jean-François Delfraissy, directeur général de l'Agence national de recherche sur le sida, le 24 septembre 2009 à Paris
Des chercheurs réunis, le 21 mai 2013 à l'Institut Pasteur de Paris, pour les 30 ans de la découverte du VIH
Des combattants de la rébellion du M23, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 30 novembre 2012
Des milliers de Congolais fuient les combats entre l'armée et la rébellion, près de Sake et Goma, le 22 novembre 2012
Des réfugiés nigérians et leurs enfants dans le village de Maïnari, dans le nord du Cameroun, le 20 mai 2013











