Extension Factory Builder
22/09/2012 à 09:57
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des fidèles devant la mosquée Al-Fatah, le 21 septembre 2012 à Tunis. Des fidèles devant la mosquée Al-Fatah, le 21 septembre 2012 à Tunis. © Fethi Belaid

Une foule de fidèles insultaient vendredi après-midi, à la sortie de la grande prière de la mosquée Al-Fatah de Tunis, les journalistes présents, alors qu'un imposant dispositif de sécurité a été déployé, tout rassemblement étant interdit en Tunisie.

Ces fidèles criaient "médias de la sédition" à l'adresse des journalistes présents, dont de nombreux représentants de la presse étrangère qui a largement couvert la diffusion de caricatures de Mahomet en France et d'un film islamophobe produit aux Etats-Unis à l'origine de graves troubles dans le monde arabo-musulman.

Des unités anti-émeutes et des blindés de l'armée et de la garde nationale ont été déployés en masse aux abords de la mosquée tunisoise située à quelques centaines de mètres de l'ambassade de France et où un chef salafiste jihadiste a pu prêcher en début de semaine.

Vendredi, c'est le ministre des Affaires religieuses, Noureddine El Khadmi qui a prêché dans ce lieu de culte appelant au "calme et à la retenue", sans s'étendre sur les caricatures, ni sur le film islamophobe, selon des journalistes de l'AFP.

"Rationalité"

"Le calme, le sens de la mesure et la rationalité doivent prévaloir en ces moments difficiles pour les musulmans", a-t-il lancé aux fidèles dans un discours largement consacré à la nécessité de respecter les étrangers et les personnels diplomatiques.

"Pour nous ces gens doivent être intouchables", a-t-il lancé, appelant à "suivre l'exemple de Mahomet qui ne répondit pas à l'insulte de messagers étrangers", a-t-il dit.

A l'extérieur, les policiers ayant pour instruction de "tirer des balles réelles" en cas de débordements, canalisaient les fidèles dans les directions opposées à celle de l'ambassade de France.

Fouilles

Certains passants se faisaient contrôler et étaient fouillés par des policiers sur les dents, alors qu'un hélicoptère tournait dans le ciel de Tunis.

Les autorités tunisiennes ont assuré qu'elles empêcheraient toute manifestation vendredi, alors que le 14 septembre elles avaient été dépassées par une foule de militants intégristes qui ont saccagé l'ambassade des Etats-Unis et l'école américaine lors de violences qui ont fait quatre morts.

Le ministère de l'Intérieur a inspecté lui-même ses troupes déployées aux abords de l'ambassade de France de crainte d'attaques après la publication de caricatures mettant en scène Mahomet par l'hebdomadaire Charlie hebdo.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Tunisie

Tunisie : 74 migrants venus de Libye recueillis par des pêcheurs

Tunisie : 74 migrants venus de Libye recueillis par des pêcheurs

Des pêcheurs tunisiens ont recueilli jeudi soixante-quatorze migrants qui tentaient de gagner l'Italie depuis la Libye. Ils avaient erré cinq jours en mer.[...]

Diaporama : "Djerbahood", le street art s'invite en Tunisie

Cet été, des graffeurs du monde entier ont investi les ruelles d'Erriadh, une petite bourgade de l'île de Djerba, pour réaliser une expérience inédite de street art en Tunisie. Armés[...]

Tunisie : frictions entre la Défense et la présidence pour la succession du général Hamdi

La question de la succession du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Mohamed Salah Hamdi, remplacé le 12 août par Ismaïl Fathalli, a opposé le président[...]

Douze chefs d'État africains avec Hollande aux cérémonies du débarquement en Provence

François Hollande accueille ce vendredi 13 chefs d'État, dont douze africains, à bord du Charles-de-Gaulle pour les commémorations du 70e anniversaire du Débarquement de Provence avec en point[...]

IIe guerre mondiale : les victoires oubliées des "indigènes"

Avant le grand débarquement, la reconquête des Alliés est amorcée par la Corse et l'Italie. Des batailles aussi épiques que méconnues menées par les[...]

Salma Hamza, architecte tunisienne : "La modernité peut très bien respecter le traditionnel"

L'architecte tunisienne Salma Hamza milite pour la réhabilitation des matériaux traditionnels. Et la restauration du patrimoine de son pays. Interview.[...]

Tunisie : des balles et des morsures

Depuis la révolution (des épines) du jasmin, les Tunisiens comptent plus de journées de deuil que de fêtes nationales (mises sous éteignoir), créant un climat[...]

Tunisie : Mondher Zenaidi va-t-il revenir sur la scène politique ?

Exilé volontaire à Paris depuis trois ans, l'ex-ministre du Commerce de Ben Ali reste populaire dans son fief de Kasserine comme dans les milieux destouriens. Cédera-t-il à la tentation de[...]

Tirailleurs : le chagrin des indigènes

Tierno Monénembo est un écrivain guinéen, Prix Ahmadou-Kourouma 2012 pour Le Terroriste noir, sur Addi Bâ, héros méconnu de la Résistance..[...]

La Tunisie commence l'examen d'une nouvelle loi antiterroriste

La nouvelle loi antiterroriste, dont l'examen a débuté lundi, doit remplacer la législation jugée liberticide adoptée sous le régime de Zine el-Abidine Ben Ali.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers