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16/09/2012 à 10:15
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Des policiers déployés lors d'une manifestation de l'opposition à Lomé, en août 2012 Des policiers déployés lors d'une manifestation de l'opposition à Lomé, en août 2012 © AFP

Plusieurs dizaines de personnes armées de gourdins et de machettes ont empêché samedi la tenue d'une manifestation de l'opposition à Lomé, entraînant des heurts sporadiques dans lesquels la police n'est pas intervenue, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon les organisateurs de la manifestation, lancée à l'appel de "Sauvons le Togo" (CST) - un regroupement de neuf organisations de la société civile et sept partis et mouvements politiques de l'opposition - certains participants ont été blessés.

"La marche a été empêchée par des miliciens du parti du pouvoir, armés de gourdins et de machettes. Quand nos militants sont arrivés sur le lieu du rassemblement, ils ont été accueillis par ces miliciens qui les ont agressés et battus sous le regard des forces de l'ordre qui n'ont rien dit", a déclaré à l'AFP Zeus Ajavon, coordinateur de la CST.

"Plusieurs de nos militants sont blessés", a-t-il ajouté.

Les journalistes et les photographes présents dans ce quartier, considéré comme un bastion du parti au pouvoir, ont été également menacés.

Les policiers présents - une vingtaine - n'ont procédé à aucune arrestation. Ils se sont refusés à tout commentaire.

Durant ces derniers mois, plusieurs manifestations de "Sauvons le Togo" ont été dispersées par la police à coup de gaz lacrymogène.

Au même moment, une autre manifestation, dans un autre quartier de la capitale, a regroupé plusieurs centaines de personnes favorables au gouvernement et s'est déroulée sans incident.

L'un des meneurs de la bande armée de gourdins, qui a refusé de s'identifier, a justifié son intervention par la gêne qui aurait pu être occasionnée: "Nous ne voulons pas de rassemblement du CST ici pour qu'il n'y ait pas de gaz lacrymogène sur nos vieilles mamans", a-t-il déclaré, assurant que personne ne leur avait demandé d'intervenir et que l'action n'avait rien de politique.

Les autorités n'étaient pas immédiatement joignables pour commenter.

Des élections parlementaires sont théoriquement prévues en octobre dans ce petit pays d'Afrique de l'Ouest dirigé depuis 2005 par le président Faure Gnassingbe, qui a succédé à son père Gnassingbe Eyadema, lui-même resté 38 ans au pouvoir. Faure Gnassingbe avait été porté au pouvoir par l'armée, puis a remporté les élections en 2005 et 2010.

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