Le président égyptien Mohamed Morsi parle lors d'une conférence de presse, le 14 septembre 2012.
© AFP
Le président égyptien Mohamed Morsi a jugé, vendredi à Rome, que le film anti-islam constituait une "agression" qui "détourne l'attention des vrais problèmes au Proche-Orient", tout en condamnant à nouveau les violences qu'il a entraînées dans la région.
"Nous ne pouvons pas accepter ce type d'agression, ces tentatives de semer la discorde. Ces actions irresponsables n'apportent aucun bien et détournent l'attention des vrais problèmes comme la Syrie, les Palestiniens et le manque de stabilité dans la région du Proche-Orient"", a déclaré M. Morsi à l'issue d'un entretien avec son homologue italien Giorgio Napolitano.
Le film "Innocence of Muslims" (l'innocence des musulmans), produit aux Etats-Unis et dénigrant l'islam, a enflammé la rue en Egypte et en Libye, avant que les protestations ne s'étendent à d'autres pays musulmans. Le 11 septembre, quatre Américains, dont l'ambassadeur, ont été tuées dans une attaque contre la représentation américaine à Benghazi (Libye).
Au Caire, où l'ambassade américaine est visée par des manifestations depuis mardi, des heurts sporadiques se sont poursuivis dans la matinée de vendredi avec les forces de l'ordre déployées aux abords de la mission diplomatique.
"Tuer quelqu'un est interdit"
Le président égyptien a réaffirmé "refuser avec la plus grande détermination" ces violences.
"En Egypte nous n'acceptons pas que des personnes innocentes ou attachées à des ambassades soient tuées. Tous les gouvernements ont l'obligation de défendre les missions diplomatiques, les touristes, les biens privés. Dans notre credo, tuer quelqu'un est interdit", a ajouté le président issu du mouvement islamiste.
"La paix dans le monde a besoin de contacts, de compréhension, de respect réciproque de la part de tous, de respect des religions, de la diversité, des opinions diverses", a-t-il martelé.

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