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09/09/2012 à 17:19
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Des rebelles syriens affrontent les forces du régime, le 8 septembre 2012 à Alep. Des rebelles syriens affrontent les forces du régime, le 8 septembre 2012 à Alep. © AFP

Russes et Américains ont étalé de nouveau au grand jour dimanche leurs divergences sur la guerre en Syrie, le jour même où le médiateur international Lakhdar Brahimi est attendu au Caire pour sa première mission depuis son entrée en fonctions.

Sur le terrain, les forces du régime de Bachar al-Assad, appuyées par des chars, bombardaient sur plusieurs fronts les localités où sont retranchés les rebelles qui continuent d'opposer une forte résistance malgré des revers, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La dispute entre la Russie, allié de poids de Damas, et les Etats-Unis qui réclament son départ, survient alors que M. Brahimi a jugé "indispensable" le soutien de la communauté internationale pour trouver une solution à la crise qui entre le 15 septembre dans son 19e mois. Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, qui a pris officiellement ses fonctions le 1er septembre, arrive dans la journée au Caire mais n'entamera ses entretiens que lundi matin avec le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, selon une source à l'organisation. Il prévoit de se rendre aussi à Damas après que "les derniers détails de cette visite auront été finalisés", selon son porte-parole. M. Brahimi a remplacé Kofi Annan qui a démissionné le 2 août en admettant l'échec de ses efforts et en l'attribuant à un manque de soutien des grandes puissances.

Les divergences russo-américaines bloquent les efforts internationaux pour un règlement du conflit, déclenché en mars 2011 par un mouvement de contestation pacifique qui s'est militarisé face à la répression menée par le régime décidé à en finir avec une rébellion qu'il assimile à du "terrorisme".

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a jugé insuffisante une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU, préconisée par Moscou qui veut pousser cette instance à adopter un accord conclu en juin à Genève sur une transition politique en Syrie mais qui n'appelle pas au départ de M. Assad. "Cela n'a pas de sens de passer une résolution sans conséquence parce que nous avons déjà vu plusieurs fois qu'Assad passait outre et continuait d'attaquer son propre peuple", a-t-elle dit au dernier jour du sommet annuel du Forum de coopération économique Asie-Pacifique à Vladivostok dans l'Extrême-Orient russe.

"Conséquences en cas de non-respect"

Elle a dit vouloir continuer à travailler avec son homologue russe Sergueï Lavrov, qu'elle a vu la veille, sur une résolution liée à l'accord tout en répétant que celle-ci ne "sera efficace que si elle inclut des conséquences en cas de non-respect". Mme Clinton a ajouté que si les différends persistent avec Moscou, les Etats-Unis "oeuvrerons avec des Etats partageant le même point de vue pour soutenir l'opposition syrienne afin de hâter le jour où Assad tombera (...)".

Les alliés européens des Etats-Unis ont évoqué samedi de nouvelles sanctions contre Damas, et le ministre belge Didier Reynders a même mentionné un "devoir d'ingérence" si Moscou et Pékin continuaient de bloquer les initiatives internationales en opposant leur veto au Conseil de sécurité.

26 000 victimes selon l'OSDH

Pendant ce temps, les combats entre soldats et rebelles et les bombardements des troupes faisaient rage à Alep (nord), Deraa (sud), Idleb (nord-ouest), Deir Ezzor (est) et dans la province de Damas, selon des militants. Un attentat à l'explosif contre un bus sur la route Homs-Massyaf (centre) a en outre fait au moins quatre morts selon la télévision officielle et l'OSDH. Les violences ont fait 21 morts à travers le pays, en majorité des civils, selon un bilan provisoire de l'OSDH.

La veille, l'armée appuyée par des chars et des hélicoptères, avait repoussé après 20 heures de combats une attaque des rebelles contre une caserne --et son importante armurerie-- dans le secteur de Hanano à Alep, où ils cherchaient à mettre la main sur des armes. "La caserne Hanano a résisté aux plans des groupes armés pour la contrôler, elle est restée aux mains de l'armée", a affirmé le journal al-Watan proche du pouvoir.

Depuis le début du conflit, plus de 26.000 personnes ont été tuées selon l'OSDH et 20.000 selon l'ONU. De plus, des centaines de milliers de Syriens ont fui le pays pour se réfugier dans les pays voisins alors que 1,2 million de Syriens ont besoin d'aide à l'intérieur du pays

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