Extension Factory Builder
26/08/2012 à 11:13
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Des Angolais manifestent pour réclamer des élections libres, à Luanda, le 25 août 2012. Des Angolais manifestent pour réclamer des élections libres, à Luanda, le 25 août 2012. © AFP

Le principal parti d'opposition angolais, l'Unita, a rassemblé samedi des milliers de militants à Luanda pour réclamer la garantie d'élections démocratiques le 31 août prochain, et déjà annoncé de nouvelles manifestations.

Le président de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), Isaias Samakuva, a demandé "à la commission nationale électorale (CNE) de respecter la loi", s'inquiétant des failles dans le système de transmission et de contrôle des résultats.

Il a demandé notamment que la commission donne "des copies des actes électoraux à l'issue du vote et non une transcription".

"Si rien ne change, nous vous demanderons de revenir et cette fois-ci nous marcherons jusqu'à la commission nationale électorale", a ajouté M. Samakuva, devant des milliers de militants réunis sur la place de la Famille, dans le centre de Luanda.

En marge de son discours, le président de l'Unita a indiqué qu'il serait favorable à un report des élections, de quelques semaines, si cela pouvait permettre à la CNE d'assurer un scrutin transparent.

Depuis le début de l'année, l'Unita fait pression sur la CNE, chargée de l'organisation des élections générales du 31 août, pour obtenir la correction d'irrégularités dans le processus électoral.

Le parti avait organisé en mai dernier une manifestation semblable, rassemblant des milliers de personnes dans les principales villes du pays.

Appel à la communauté internationale

S'il a obtenu gain de cause sur plusieurs points - le départ de l'ancienne présidente de la CNE Suzana Ingles réputée proche du pouvoir, l'abandon du vote à l'étranger et anticipé - il pointe la persistance de certains problèmes.

"L'Union européenne envoie des observateurs partout mais elle ne juge pas bon d'en envoyer en Angola", a déploré M. Samakuva, appelant la communauté internationale à s'intéresser au peuple angolais et pas seulement à son pétrole.

Soulignant les promesses non tenues par le parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) du président José Eduardo dos Santos, M. Samakuva a également appelé les Angolais à concentrer leur vote sur son parti, une façon de contrer l'arrivée d'un nouveau parti, Casa.

Les élections générales du 31 août seront les troisièmes seulement depuis l'indépendance du pays en 1975.

La Constitution, modifiée en 2010, prévoit que le chef du parti vainqueur des élections législatives devient le président de la République.

A l'issue du dernier scrutin en 2008, l'Unita avait récolté 10% des suffrages contre 81% pour le MPLA du président dos Santos, au pouvoir depuis bientôt 33 ans.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Angola

Chute du cours du pétrole : qui perd, qui gagne en Afrique ?

Chute du cours du pétrole : qui perd, qui gagne en Afrique ?

Depuis quelques mois, le cours de l'or noir dégringole. Les pays producteurs africains s'inquiètent pour l'équilibre de leurs budgets. Mais il n'y aura pas que des perdants.[...]

Isabel dos Santos offre 1,2 milliard d'euros pour Portugal Telecom

 Isabel dos Santos a lancé une offre publique d'achat (OPA) de 1,2 milliards d'euros sur le holding Portugal Telecom SGPS, qui détient 25,6 % de l'opérateur de télécommunications[...]

Pour la première fois, un câble sous-marin va relier l'Afrique et l'Amérique du Sud

 La société Angola Cables a confié au japonais NEC Corporation la construction d'un câble sous-marin reliant le pays d'Afrique australe au Brésil. Premier câble de[...]

Panique sur la planète pétrole

Alors que les cours de l'or noir piquent du nez, certains analystes craignent que la croissance du continent perde le rythme. Mais l'Afrique a d'autres cordes à son arc.[...]

Carlos Lopes : "Les matières premières ne sont plus le principal moteur de la croissance africaine"

Selon le Bissau-Guinéen, le continent devrait résister à la baisse des cours. Notamment en définissant de nouvelles stratégies à court et moyen terme.[...]

ONU : l'Angola élu membre non permanent du Conseil de sécurité

Cinq nouveaux membres non permanents du Conseil de sécurité des Nations ont été élus jeudi. Parmi eux, un pays africain, l'Angola, accompagné de la Nouvelle-Zélande, du Venezuela,[...]

L'Angola, le créneau de Renault

Sur ce marché aussi florissant que concurrentiel, le constructeur français est déterminé à s'imposer. Reportage dans une concession de Luanda, où la marque au losange connaît[...]

L'Angola peut-il aller au-delà de l'or noir ?

En une décennie seulement, le pays s'est relevé de trente années de guerre fratricide. Grâce au pétrole, il a atteint la plus forte croissance au monde et attire à nouveau les[...]

L'Afrique, base de repli de Total ?

En difficulté au Kazakhstan, le pétrolier français a revu à la baisse ses objectifs. Mais il réaffirme que le continent, qui représente près du tiers de sa production, reste[...]

Centrafrique : Samba-Panza conteste le détournement d'une partie du don de l'Angola

Sous pression après les révélations de "Jeune Afrique" sur sa gestion opaque du don de 10 millions de dollars accordé par l'Angola, Catherine Samba-Panza s'est voulue rassurante. "Nous[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers