Le principal parti d'opposition angolais, l'Unita, a rassemblé samedi des milliers de militants à Luanda pour réclamer la garantie d'élections démocratiques le 31 août prochain, et déjà annoncé de nouvelles manifestations.
Le président de l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita), Isaias Samakuva, a demandé "à la commission nationale électorale (CNE) de respecter la loi", s'inquiétant des failles dans le système de transmission et de contrôle des résultats.
Il a demandé notamment que la commission donne "des copies des actes électoraux à l'issue du vote et non une transcription".
"Si rien ne change, nous vous demanderons de revenir et cette fois-ci nous marcherons jusqu'à la commission nationale électorale", a ajouté M. Samakuva, devant des milliers de militants réunis sur la place de la Famille, dans le centre de Luanda.
En marge de son discours, le président de l'Unita a indiqué qu'il serait favorable à un report des élections, de quelques semaines, si cela pouvait permettre à la CNE d'assurer un scrutin transparent.
Depuis le début de l'année, l'Unita fait pression sur la CNE, chargée de l'organisation des élections générales du 31 août, pour obtenir la correction d'irrégularités dans le processus électoral.
Le parti avait organisé en mai dernier une manifestation semblable, rassemblant des milliers de personnes dans les principales villes du pays.
Appel à la communauté internationale
S'il a obtenu gain de cause sur plusieurs points - le départ de l'ancienne présidente de la CNE Suzana Ingles réputée proche du pouvoir, l'abandon du vote à l'étranger et anticipé - il pointe la persistance de certains problèmes.
"L'Union européenne envoie des observateurs partout mais elle ne juge pas bon d'en envoyer en Angola", a déploré M. Samakuva, appelant la communauté internationale à s'intéresser au peuple angolais et pas seulement à son pétrole.
Soulignant les promesses non tenues par le parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) du président José Eduardo dos Santos, M. Samakuva a également appelé les Angolais à concentrer leur vote sur son parti, une façon de contrer l'arrivée d'un nouveau parti, Casa.
Les élections générales du 31 août seront les troisièmes seulement depuis l'indépendance du pays en 1975.
La Constitution, modifiée en 2010, prévoit que le chef du parti vainqueur des élections législatives devient le président de la République.
A l'issue du dernier scrutin en 2008, l'Unita avait récolté 10% des suffrages contre 81% pour le MPLA du président dos Santos, au pouvoir depuis bientôt 33 ans.

Dlamini-Zuma place le sommet des 50 ans de l'UA sous le signe du "panafricanisme"
Algérie : Bouteflika et les autres patients africains du Val-de-Grâce
RDC : arrivée de Ban Ki-moon en pleine reprise des combats au Kivu







Découvrez le catalogue 2013 des Éditions du Jaguar
La campagne Pub de Jeune Afrique

Le responsable aux relations extérieures du MNLA, Ibrahim Ag Mohamed Assaleh (d), le 9 juin 2012 à Ougadougou
L'entraîneur du Mali Patrice Carteron, lors d'une conférence de presse pendant la CAN, le 8 février 2013 à Port Elizabeth
Un homme court sous la pluie, le 27 novembre 2007 Ã Astawali dans la banlieue ouest d'Alger
Deux casques bleus de la mission des Nations unies en RDC observent aux jumelles les déplacements de rebelles du M23, le 18 novembre 2012
Des milliers de Congolais fuient les combats entre l'armée et la rébellion, près de Sake et Goma, le 22 novembre 2012
Ban Ki-moon (g) en compagnie du président congolais Joseph Kabila (c) et du président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, à Kinshsa, le 22 mai 2013
Jean-François Delfraissy, directeur général de l'Agence national de recherche sur le sida, le 24 septembre 2009 à Paris
Des chercheurs réunis, le 21 mai 2013 à l'Institut Pasteur de Paris, pour les 30 ans de la découverte du VIH











