Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a déclaré samedi que la rédaction de la nouvelle Constitution du pays, qui doit ouvrir la voie à des élections libres et démocratiques, nécessitait encore du travail.
Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a déclaré samedi que la rédaction de la nouvelle Constitution du pays, qui doit ouvrir la voie à des élections libres et démocratiques, nécessitait encore du travail. "Dès que nous serons de retour chez nous, nous travaillerons avec le médiateur et nous espérons pouvoir améliorer bientôt ce travail sur la nouvelle Constitution, et il y aura un référendum avant de nouvelles élections", a dit M. Mugabe à l'issue du sommet annuel de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) à Maputo. La situation au Zimbabwe figurait au menu du sommet.
"Nous sommes très heureux", a déclaré M. Mugabe avant de quitter Maputo après la fin des discussions. Les principaux partis du Zimbabwe se sont mis d'accord en juillet sur un projet de Constitution --préalable à l'organisation d'élections--, mais le texte est désormais remis en cause par la Zanu-PF, le parti du président Mugabe, ce qui fait craindre un nouveau blocage.
Cohabitation difficile
Dans ses conclusions, le sommet de Maputo s'est contenté d'inciter les parties prenantes à adopter un calendrier en vue de la tenue du scrutin. En cas de "difficultés", les dirigeants des quinze pays de la SADC ont évoqué une intervention du "facilitateur" de l'organisation régionale, le président sud-africain Jacob Zuma, pour qu'il "les assiste à résoudre ces problèmes, gardant à l'esprit le calendrier et la nécessité de tenir des élections libres et démocratiques".
Depuis 2009, le président Mugabe cohabite difficilement avec son Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui est aussi son principal adversaire politique. Le projet de Constitution doit être soumis à référendum prochainement, probablement en octobre. L'adoption de ce texte ouvrirait la voie à des élections.
Les dirigeants zimbabwéens doivent s'asseoir autour d'une table pour parler du projet, a ajouté M. Mugabe. "Les principaux (acteurs politiques) ne se sont pas encore rencontrés au sujet du projet de Constitution", a-t-il souligné.

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