La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a effectué dimanche une visite au Malawi, devenant la première chef de la diplomatie des États-Unis à se rendre dans ce pays d'Afrique australe où elle s'est entretenue avec la présidente Joyce Banda.
Elle a été accueillie à l'aéroport de Lilongwe, la capitale, par une garde militaire mais aussi des danseurs et musiciens traditionnels.
Mme Clinton a rencontré ensuite la présidente Banda, seconde femme à diriger un pays d'Afrique après son homologue du Liberia Ellen Johnson Sirleaf.
"Nous avons été pendant longtemps des militantes pour la cause des femmes et des enfants et j'attendais ce jour où nous allions nous rencontrer", a dit Mme Banda à Mme Clinton, les deux femmes échangeant poignées de main et mots extrêmement chaleureux.
Mme Clinton a "rendu hommage aux décisions prises par Mme Banda durant ses cent premiers jours au pouvoir", dont la flottaison de la devise malawite, selon un officiel du Département d'Etat qui assistait à la rencontre.
Le Malawi a dévalué le kwacha de près de 34% contre le dollar américain en mai, alors qu'il s'échangeait le double du change officiel sur le marché parallèle.
Cette disparité a causé une sévère pénurie sur le marché des changes.
Tournée de onze jours en Afrique
Mme Clinton a aussi mis en garde le gouvernement du Malawi contre la corruption, qu'elle a assimilée à une "taxe cachée qui frappe le peuple du Malawi ".
La secrétaire d'Etat venait du Kenya dans le cadre d'une tournée de onze jours en Afrique débutée la semaine dernière au Sénégal. Elle doit gagner dimanche l'Afrique du Sud après l'étape de Lilongwe.
Mme Banda a été investie en avril après la mort soudaine du président Bingu wa Mutharika.
Elle a rapidement oeuvré au rétablissement de l'aide étrangère qui avait été suspendue sous son prédécesseur dont la gouvernance et le bilan en matière de droits de l'homme étaient critiqués.
Les Etats-Unis ont annoncé en juin leur intention de rétablir une aide de 350 millions au secteur énergétique du Malawi.

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