Un commerçant montre les dégats causés par l'explosion d'une voiture, le 4 août 2012, à Tripoli
© AFP
Un quartier du centre de la capitale libyenne, Tripoli, a été secoué samedi par l'explosion d'une voiture et des accrochages entre des jeunes qui se disputaient une place sur un marché, a-t-on appris auprès d'habitants et des services de sécurité faisant état d'un blessé.
"Des accrochages ont opposé des jeunes qui se disputaient une place au marché", a déclaré à l'AFP Mohammed, jeune habitant du quartier Rachid non loin de l'emblématique place des Martyrs.
"Ils se sont tiré dessus et ont lancé de la gélignite" généralement utilisée pour la pêche, a expliqué cet habitant , ajoutant que ces violences ont eu lieu à l'aube.
L'explosion d'une voiture --visiblement causée par de la gélignite-- a secoué le même secteur.
"La voiture, une Honda Civic, a explosé en mille morceaux", a indiqué un gardien d'une base de la police militaire sise à quelques mètres du lieu de la déflagration, qui selon lui a pu être causée par "des explosifs utilisés dans la pêche".
Des officiers de la base se sont abstenus de tout commentaire, mais un expert étranger de la sécurité a confirmé à l'AFP que l'explosion a pu être provoquée par du TNT utilisé pour la pêche, et non par une voiture piégée.
La vie était normale dans le secteur samedi matin après que la voiture a été enlevée des lieux, selon une journaliste de l'AFP.
Tension palpable
Les murs de certains immeubles portaient cependant des traces de suie et les vitrines de plusieurs commerces des impacts de balles ainsi que deux voitures garées dans ce quartier commerçant.
Au moins une personne, un ressortissant tunisien, a été blessé, selon des habitants. Des sources médicales de l'hôpital Al-Huruq ont dit avoir admis un Tunisien âgé de 54 ans blessé par des éclats d'une explosion.
Le quartier Rachid abrite un marché où prolifèrent les étals sauvages vendant essentiellement des T-shirts, des jeans et des valises.
La tension était palpable et de nombreux habitants préféraient ne pas s'exprimer sur les causes de ces violences ou des responsables.
"Tout le monde est tendu ici car il n'y a pas de sécurité", déplore un commerçant.

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