Extension Factory Builder
05/08/2012 à 10:01
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Denis Sassou Nguesso et son épouse Antoinette lors du 1er tour, le 15 juillet 2012. Denis Sassou Nguesso et son épouse Antoinette lors du 1er tour, le 15 juillet 2012. © AFP

Les Congolais votaient dimanche pour le second tour des législatives où le Parti congolais du travail (PCT) du président Denis Sassou Nguesso est assuré de conserver la majorité mais que l'opposition a menacé de bloquer si des fraudes se produisaient.

 

Mis à jour à 18h00.

Les bureaux de vote devaient ouvrir à 06h00 GMT et fermer à 17h00 GMT. Mais comme au premier tour, le 15 juillet, les opérations ont commencé avec retard en plusieurs endroits -principalement à cause d'absence ou de manque de matériel- bien que la Commission d'organisation des élections (Conel) a promis une ouverture "synchronisée" des bureaux à l'heure prévue.

 

Le chef de l'Etat Denis Sassou Nguesso a voté vers 11h30 GMT, accompagné de son épouse Antoinette, dans le bureau de la 2e circonscription de Bacongo, un quartier du sud de Brazzaville proche du palais présidentiel.

"En ce moment je pense que c'est un scrutin correct", a-t-il déclaré aux journalistes après avoir voté. "Au plan politique, je pense que beaucoup de dispositions ont été prises pour ce que ces élections soient apaisées, qu'elles soient justes, qu'elles soient transparentes", a-t-il ajouté.

Il reste 67 sièges à pourvoir sur les 136 que comptera l'Assemblée nationale et le pouvoir parait assuré d'une majorité absolue. Le PCT, ancien parti unique et au pouvoir depuis 1997, a engrangé 57 des 69 candidats élus au premier tour et compte une quarantaine de candidats en ballottage.

Plusieurs irrégularités

La majorité présidentielle dispose d'une réserve de voix avec le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI, 9 candidats en ballottage) et une trentaine d'indépendants jugés proches du pouvoir toujours en lice.

L'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) -premier parti d'opposition avec 11 députés sortants, et 16 candidats en ballottage- dit avoir constaté plusieurs irrégularités au premier tour et a menacé de bloquer le scrutin en cas de nouvelles "fraudes".

"Je me suis laissé dire que ici et là, devant les bureaux de vote, il y aurait des gens qui attendraient les électeurs avec de l'argent pour monnayer je ne sais pas quel genre de geste", a déclaré M. Sassou Nguesso, espérant que "partout" les bulletins non utilisés sont déchirés pour éviter la "tricherie".

"Pour l'heure, on n'a rien constaté" d'irrégulier, a souligné Gaspard Kaya Magane, un des vice-présidents de l'UPADS, soulignant que la menace de blocage restait d'actualité.

"Tout le monde (représentants des candidats et policiers) veille pour parer à toute tentative de fraude", avait pour sa part dit à l'AFP Kevin Mviri, de la Coordination d'appui au processus électoral (Cape).

Faible participation

Les observateurs de l'Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) avaient relevé plus de "points faibles" que de "points forts" dans l'organisation du scrutin du 15 juillet, où des incidents ont fait trois blessés, dont un par balle.

"Pour l'instant, nous n'avons pas relevé d'incidents majeurs", a déclaré à l'AFP Guy Ndognou, observateur électoral pour la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac).

En milieu de matinée, l'affluence était faible mais "on s'attend à ce qu'il y ait plus d'électeurs car il y a des fidèles qui sont à l'église", avait déclaré à l'AFP dans la matinée Henri Bouka, président de la Conel.

Au premier tour, aucun taux de participation officiel n'a été publié mais l'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) l'estime à 15% seulement.

La nouvelle Assemblée nationale comptera moins d'élus que les 139 prévus à l'origine, car trois circonscriptions de Brazzaville n'ont pu voter faute de révision des listes électorales après l'explosion début mars d'un dépôt de munitions.

La catastrophe a fait près de 300 morts et 17.000 sans abris, dont près de la moitié vit dans des camps de fortune.

 

 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Congo (Brazzaville)

Congo : faible affluence aux élections locales

Congo : faible affluence aux élections locales

Près de 2 millions de Congolais étaient appelés dimanche 28 septembre aux urnes pour élire les conseillers départementaux et municipaux. Boycotté par une partie de l’opposition, le s[...]

Congo : une journaliste expulsée vers le Mali

Sadio Kanté, journaliste indépendante congolaise ayant notamment collaboré avec l'agence de presse Reuters, a été expulsée dans la nuit de lundi à mardi vers le Mali.[...]

Francophonie : qui pour succéder à Abdou Diouf ?

Jean, Nfumu, Lopes, L'Estrac, Buyoya... Qui sera le prochain secrétaire général de l'organisation ? Entre désaccords africains et hésitations françaises, le suspense reste entier.[...]

Réchauffement climatique : la carte des 15 lieux les plus menacés d'Afrique

À l'occasion du sommet sur le climat organisé le 23 septembre à New York par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, "Jeune Afrique" publie sa carte des 15 lieux les plus[...]

Congo - Elie Smith : "Mes agresseurs étaient au téléphone avec quelqu'un"

Elie Smith, le journaliste camerounais de la télévision congolaise MNTV, dont il est directeur des études et de la planification, a été victime d’une violente agression dans la nuit du 9[...]

Hommage à Daniel Biyaoula

Christine Denizon est traductrice. Elle fut la compagne de l'écrivain congolais Daniel Biyaoula, décédé en mai dernier. Elle lui rend ici hommage, à l'occasion de l'anniversaire de sa naissance.[...]

Congo - Claude Le Roy : "La victoire a de nombreux amis"

Le Congo, qui a battu le Soudan (2-0) après s’être imposé au Nigeria (3-2), est une des sensations du début des qualifications pour la CAN 2015. Claude Le Roy, le sélectionneur des Diables[...]

Congo : Marcel Ntsourou condamné aux travaux forcés à vie

Accusé de rébellion et atteinte à la sécurité intérieure de l'État, l'ex-numéro deux des renseignements congolais, Marcel Ntsourou, a été condamné jeudi[...]

Afrique - France : Richard Attias, de Libreville à Marbella

Le publicitaire et homme d'affaires franco-marocain Richard Attias cultive ses réseaux au Congo comme au Gabon. On l'a vu ces dernières semaines non seulement à Libreville et à Marbella, lieu de[...]

La Sape au Congo, toutes griffes dehors

Excentriques, raffinés, décalés... Les rois de la sape du Congo rivalisent de style et d'originalité. Plus qu'une mode, un art très contemporain.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers