Extension Factory Builder
28/07/2012 à 22:41
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, à New York, le 11 juillet 2011. Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, à New York, le 11 juillet 2011. © J.C. Mcilwaine/ONU/AFP/Archives

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) va prochainement déposer une nouvelle demande de résolution auprès du Conseil de sécurité de l'ONU pour l'envoi d'une force au Mali, a déclaré le président ivoirien Alassane Ouattara qui estime une intervention "inévitable".

"Une nouvelle demande de résolution auprès du Conseil de sécurité des Nations unies sera prochainement déposée au nom de la Cédéao", indique M. Ouattara, actuel président en exercice de cette organisation, dans une interview à l'hebdomadaire français Le Journal du Dimanche (JDD).

La Cédéao se tient prête à envoyer une force régionale pour aider l'armée malienne à reconquérir le Nord aux mains des islamistes, mais attend un mandat de l'ONU et une aide extérieure, notamment logistique. Jusque là, le Conseil de sécurité s'est abstenu de donner un mandat à une telle force attendant plus de précisions sur ses contours et sa mission.

L'appui français

Dans ce cadre, "le fait que la France assure en août la présidence tournante du Conseil de sécurité est une très bonne nouvelle", estime M. Ouattara alors que le président français François Hollande a redit cette semaine que la France était "prête à apporter un soutien à une éventuelle intervention africaine", dans le cadre de l'ONU.

Car le président Ouattara estime que "si la situation n'évolue pas favorablement" une intervention militaire au Mali lui "paraît inévitable". "Je pense que nous pouvons parler en semaines et non en mois. Il y a urgence", explique-t-il. "Des discussions sont en cours entre les présidents du Burkina Faso, du Nigeria et certains mouvements armés, mais le dialogue ne pourra durer éternellement".

Cette semaine le comité des chefs d'état-major de la Cédéao réuni à Abidjan a proposé la constitution d'un contingent de près de 3.300 hommes, détaille M. Ouattara. "Dans un premier temps, il s'agira de déployer des gendarmes et des policiers. Puis des militaires".

Troupes au sol africaines

"Nous demanderons un appui logistique notamment à la France et aux Etats-Unis. Je parle d'un appui logistique, matériel, je parle également de conseillers. Nous ne disposons pas non plus d'une aviation de combat et nous en aurons besoin. A l'inverse, je n'envisage pas la présence de troupes au sol qui ne soient pas africaines", poursuit-il.

Lundi, l'Union européenne a annoncé être prête à soutenir le déploiement d'une force de stabilisation africaine sous mandat de l'ONU.

Tombé fin mars aux mains de groupes armés, le nord du Mali est désormais contrôlé par des mouvements islamistes armés alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Mali : un Casque bleu bangladais tué dans une attaque à Bamako

Mali : un Casque bleu bangladais tué dans une attaque à Bamako

Selon des sources sécuritaires maliennes, un Casque bleu de la Minusma été tué et un autre grièvement blessé par des tirs d'assaillants non identifiés dans la nuit de lundi à[...]

Tomi, IBK, Bongo : des écoutes embarrassantes

Des chefs d’Etat étrangers, qui plus est des amis de la France, écoutés dans le cadre d’investigations judiciaires ? Voilà qui, d’un point de vue diplomatique, et même si[...]

Crise malienne : pourquoi Ménaka cristallise les tensions

Alors que la rébellion du Nord-Mali réclame toujours des amendements à l'accord d'Alger pour le signer, la situation sécuritaire se détériore depuis la reprise de la ville de[...]

Mali : l'armée accusée d'avoir exécuté neuf personnes à Tin Hama

Des combats entre les rebelles de la CMA et l'armée malienne ont eu lieu jeudi matin à Tin Hama, près d'Ansongo, dans le nord-est du Mali. Dans un communiqué, les rebelles accusent les soldats maliens[...]

Les femmes africaines peinent à percer le plafond de verre

Éducation, travail, indépendance... Malgré de timides avancées, le statut des femmes n'a que peu progressé en Afrique, selon les participantes du 5e forum social d’Essaouira, au Maroc, du[...]

Deux importants chefs jihadistes tués dans le nord du Mali par l'armée française

Le ministère français de la Défense a affirmé mercredi dans un communiqué avoir neutralisé deux importantes figures du jihadisme dans le nord du Mali : Abdelkrim al-Targui et Ibrahim Ag[...]

Mali : le chef jihadiste Abdelkrim al-Targui tué par l'armée française

Abdelkrim al-Targui, l'un des principaux chefs d'Aqmi, a été tué dans la nuit de dimanche à lundi par l'armée française dans le nord-est du Mali. Plusieurs autres jihadistes ont[...]

Mali : un blessé dans une attaque contre la Minusma à Bamako

Un gardien d'une résidence de la Minusma à Bamako a été blessé par balle, mercredi, par un homme armé qui a réussi à prendre la fuite, abandonnant sur place deux grenades[...]

Le Mali parviendra-t-il à sceller son accord de paix ?

Officiellement signé le 15 mai à Bamako par le gouvernement, l'accord de paix n'est pas encore définitivement scellé au Mali. Les rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) souhaitent[...]

Mali : trois militaires maliens tués près de Tombouctou

Trois soldats maliens ont été tués lundi matin près de Tombouctou, lors d'une attaque menée par les rebelles de la Coordination des mouvements de l'Azawad. [...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers