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28/07/2012 à 10:01
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Une fausse Elizabeth II saute en parachute sur le stade olympique à l'ouverture des JO de Londres. Une fausse Elizabeth II saute en parachute sur le stade olympique à l'ouverture des JO de Londres. © Olivier Morin/AFP

Après sept ans d'attente, Londres a fêté vendredi soir l'ouverture de ses JO, les XXVIIe jeux Olympiques de l'ère moderne, avec pour premiers rôles la reine Elizabeth II et l'agent secret 007, au cours d'une cérémonie à l'humour très "british".

"Je déclare ouverts les Jeux de Londres, Jeux de la XXXe olympiade": à 00h17 locales (23h17 GMT) dans la nuit de vendredi à samedi, la reine, coiffée de son traditionnel chapeau, saumon pour l'occasion, a donné le coup d'envoi officiel des Jeux, les 3e jamais organisés dans la capitale britannique.

Un triplé olympique que seule la ville de Londres a réalisé. "Dans un sens, les Jeux reviennent à la maison", avait déclaré Jacques Rogge, le président du Comité international olympique, avant de passer la parole à la reine.

Avant cette déclaration solennelle d'Elizabeth II, les 80.000 spectateurs du stade olympique de Stratford, dans l'est de la capitale britannique, et plus d'un milliard de téléspectateurs à travers le monde ont assisté à un spectacle de plus de 3 heures, chorégraphié par Danny Boyle, le réalisateur multi-oscarisé de Slumdog Millionaire.

Cocktail détonant de culture britannique, entamé au son de "Flowers of Scotland", l'hymne du XV du chardon écossais, ce spectacle décalé et excentrique a ensuite navigué entre Charlie Chaplin et Harry Potter, Mary Poppins et Shakespeare, Pink Floyd et le London Symphony Orchestra.

La "Reine" saute en parachute avec 007

Mais le point d'orgue du spectacle a sans douté été ce petit film mettant en scène l'arrivée fictive de la Reine au dessus du stade, en hélicoptère, pour un saut final en parachute, le tout avec l'aide de Daniel Craig, alias James Bond, venu la chercher en personne, en "cab", à son palais de Buckingham...

Loin de la folie des grandeurs de la cérémonie d'ouverture des Jeux 2008, dans le "Nid d'oiseaux" de Pékin, ce spectacle a donné le ton: les JO de Londres se veulent des Jeux à taille humaine.

Mais la touche "people" était bien là. Dans les tribunes, avec des centaines de célébrités du monde artistique, sportif et politique, dont quelque 120 chefs d'Etat et de gouvernement, et notamment la Première dame américaine, Michelle Obama, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, ou encore, côté show-biz, l'acteur Brad Pitt. Sans oublier le Prince Harry, le Prince William et son épouse Kate.

Des feux d'artifice explosent au-dessus du stade olympique, pour l'ouverture des JO de Londres le 27 juillet 2012.

© Timothy A. Clary/AFP

Beckham et la flamme

Autre star, sur scène cette fois: David Beckham, le "Spice Boy" du foot anglais, qui a lui même accompagné la flamme olympique, en hors-bord, sur la rivière Lea, au coeur du parc olympique, pour la remettre entre les mains du dernier relayeur à entrer dans le stade: Steve Redgrave, quintuple champion olympique d'aviron.

A l'issue de son voyage de 12 875 km à travers la Grande-Bretagne, la flamme a alors gagné une vasque "bouquet de fleurs" où elle va brûler pendant encore 16 jours, jusqu'à la conclusion de ces JO, le 12 août.

A partir de samedi, ce sera au tour des athlètes d'entrer en scène, pour les premières des 302 médailles d'or en jeu.

Mais avant de partir pour leur chasse à l'or olympique, les sportifs ont eu droit à leur moment de gloire vendredi soir. Lors du traditionnel défilé des délégations. Et parmi eux, LA star de ces Jeux, le sprinteur Usain Bolt, qui voudra rééditer son exploit de Pékin en signant un nouveau triplé 100, 200 et 4x100 m.

Usain Bolt ovationné

Porte-drapeau de la délégation jamaïcaine, Bolt a été l'un des plus ovationnés. Comme la joueuse de tennis Maria Sharapova, leader de l'armada russe, ou la jeune Bahiya al-Hamad, la championne de tir qatarie désignée pour conduire son pays, dans un symbole fort du développement du sport féminin dans les pays du Golfe, jusque-là très fermés à cette évolution.

Le porte-drapeau jamaïcain, Usain Bolt, lors de la cérémonie d'ouverture.

© Toby Melville/AFP

Un athlète cependant n'était pas là vendredi soir: l'Américain Michael Phelps, lancé dans une folle course aux records. Le nageur de Baltimore, qui entre en lice dès samedi, veut décrocher au moins trois médailles supplémentaires, pour devenir l'athlète le plus décoré de toute l'histoire des Jeux, avec 19 médailles, devant la gymnaste soviétique Larissa Latynina.

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