Une manifestation du principal parti d'opposition, Unita, Ã Luanda, en Angola, le 19 mai 2012.
© AFP
Au moins sept jeunes opposants ont été interpellés par la police samedi matin en marge d'une tentative de manifestation dans le centre de la capitale angolaise Luanda, a constaté une journaliste de l'AFP.
Ces arrestations ont eu lieu alors que les manifestants tentaient de s'approcher du lieu de rassemblement, une place du quartier de São Paulo, occupée par un dispositif policier.
Appartenant au "Mouvement révolutionnaire étudiant", les jeunes portaient des tee-shirts noirs avec les inscriptions "32 ans c'est trop" et " Liberté et démocratie", une façon de protester contre le président José Eduardo Dos Santos, au pouvoir depuis plus de 32 ans.
"Ce groupe de jeunes, d'une dizaine de personnes, a tenté de perturber l'ordre public, nous avons donc procédé à leur interpellation", a expliqué à l'AFP Francisco Notícia, le commandant de la police de Sambizanga, ajoutant qu'un policier a été blessé au cours de l'intervention.
"Nous étions un groupe de 200 personnes en train de converger vers la place mais un autre groupe d'individus a surgi pour nous attaquer et nous faire fuir", a indiqué par téléphone un des organisateurs de la manifestation, s'exprimant sous couvert d'anonymat.
"A l'heure actuelle, plus d'une centaine de membres de notre groupe manque à l'appel", a-t-il ajouté.
Deux journalistes interpellés
Deux journalistes angolais, de la Radio et Télévision Portugaise (RTP) et de Voice of America, ont également été interpellés par les forces de police.
Les jeunes avaient appelé à manifester pour demander le retrait d'un candidat de la liste de députés du parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA), condamné par la justice et donc inéligible.
Ils protestaient également contre la disparition de deux membres de leur groupe, qui n'ont pas donné de nouvelles depuis fin mai.
L'Angola organise le 31 août prochain des élections générales pour élire ses députés et son président. Ce scrutin sera le troisième seulement depuis l'indépendance du pays en 1975.
Lors du dernier scrutin en 2008, le parti du président José Eduardo dos Santos, avait recueilli plus de 80 % des suffrages.

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