Extension Factory Builder
07/07/2012 à 11:33
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Les forces de l’ordre soudanaises à Khartoum, le 6 juillet 2012. Les forces de l’ordre soudanaises à Khartoum, le 6 juillet 2012. © AFP

La police soudanaise a eu recours vendredi à des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser des manifestants réunis à la sortie de mosquées à Khartoum afin de protester contre le régime, selon une ONG.

La police soudanaise a eu recours vendredi à des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser des manifestants réunis à la sortie de mosquées à Khartoum afin de protester contre le régime, selon une ONG.

"De très nombreux policiers encerclent encore les mosquées", a indiqué à l'AFP un responsable de l'Organisation pour la défense des droits et des libertés, qui a requis l'anonymat. "Des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes ont été utilisés", a-t-il dit, faisant état d'arrestations. L'une des mosquées visées est celle du parti d'opposition Umma, située à Omdurman, la ville jumelle de Khartoum, a-t-il ajouté.

La chaîne satellitaire Al-Arabiya a indiqué à l'AFP que son équipe qui se trouvait sur place avait été brièvement arrêtée. Des images vidéo montrent des dizaines de personnes défilant devant la mosquée Wad Nubawi, appelant à la chute du régime. "Nous sortons dans les rues pacifiquement" et la police nous attaque, lance un manifestant. La vidéo montre également des policiers sur des pick-up lançant des gaz lacrymogènes pour forcer la foule à se disperser.

Hausse des prix

Dans un autre quartier de Khartoum, un journaliste de l'AFP a vu des policiers portant des casques s'arrêter pour enlever des pierres bloquant la rue principale, une tactique courante des contestataires. Des centaines de manifestants s'étaient déjà rassemblés à l'extérieur de la mosquée Wad Nubawi la semaine dernière et avaient été dispersés par les forces de l'ordre à coups de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes, selon des témoins.

Le mouvement de contestation populaire a commencé le 16 juin à Khartoum avec une manifestation d'étudiants contre la hausse des prix de l'alimentation.
Il a pris de l'ampleur après l'annonce deux jours plus tard d'un plan d'austérité supprimant en particulier les subventions sur les carburants. Le mouvement est marqué par une multiplication de petites manifestations, avec des slogans contre l'inflation et contre le gouvernement, dans de nombreux quartiers de la capitale et d'autres villes du pays.

Les rassemblements sont en général dispersés par la force, avec des centaines de blessés et au moins 2.000 arrestations depuis le début du mouvement, selon une organisation de militants. Selon des opposants, de nombreux Soudanais ne veulent pas se joindre aux manifestations par peur du régime qui s'appuie sur un important réseau de sécurité pour contrôler le pays.

"Les gens ont peur de descendre dans la rue"

Le Service national de sécurité et de renseignement (NISS) joue un rôle clef dans la répression, ses agents étant souvent chargés d'arrêter les contestataires. "Les gens ont peur de descendre dans la rue car ils savent ce qui va se passer", estime un militant de l'opposition, arrêté par le NISS lors d'une manifestation.

Les partis d'opposition soudanais ont annoncé jeudi s'être engagés à soutenir le mouvement et à intensifier la mobilisation pour mettre fin au système du parti unique. Dix-sept partis d'opposition ainsi que des organisations non-gouvernementales et des personnalités ont signé mercredi une charte en ce sens, a expliqué à l'AFP Farouk Abou Issa, le chef de cette coalition d'opposition.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

0 réaction(s)

Réagir à cet article

Soudan

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Kabila, Ouattara, Bouteflika, Biya... Quels sont les diplômes de vos présidents ?

Votre président a-t-il le baccalauréat ? Un master ? À-t-il étudié l’économie ou le droit ? En France ou en Chine ? Toutes les réponses avec notre jeu interactif.  [...]

Soudan : début de la campagne pour une réélection quasi-certaine d'Omar el-Béchir

La campagne pour les élections présidentielle et législatives débute ce mardi au Soudan. Le président Omar el-Béchir est presque assuré d'être réélu, le tout[...]

Sur le chemin des armes en Centrafrique

L'ONG Conflict Armament Research a enquêté sur l'arsenal des groupes rebelles. À en croire son rapport, la Séléka, notamment, aurait bénéficié de l'aide directe du[...]

Soudan : Hadeel Ibrahim, à la tête de la fondation de papa

Les femmes puissantes sont de plus en plus nombreuses sur le continent. Voici notre sélection - forcément subjective - des 50 Africaines les plus influentes au monde.[...]

Soudan : le président Béchir candidat à sa réélection en avril

 La commission électorale au Soudan a reçu dimanche la candidature du président sortant Omar el-Béchir pour le scrutin présidentiel du 13 avril pour lequel il part favori, selon un de ses[...]

Soudan : les Nations unies protestent contre l'expulsion de deux de leurs responsables

Les rapports entre le Soudan et les Nations unies ne s'arrangent pas. Jeudi, l'ONU a officiellement protesté auprès des autorités de Khartoum après leur décision d'expulser deux des principaux[...]

Soudan : les élections générales fixées au 13 avril

Les élections générales au Soudan, prévues initialement le 2 avril, ont été fixées au 13 du même mois, a annoncé samedi le chef de la commission nationale[...]

Soudan : un ministre évoque une nouvelle offensive contre les rebelles

Une nouvelle offensive de l'armée soudanaise permettra de battre les rebelles armés des régions du Darfour, du Nil bleu et du Kordofan-Sud, a prévenu vendredi le ministre soudanais de la Défense,[...]

Soudan : deux figures de l'opposition arrêtées

Les services de sécurité soudanais ont arrêté deux figures de l'opposition après que leurs formations se sont mis d'accord pour unir leurs forces contre le gouvernement, a affirmé[...]

Viol collectif au Darfour : Khartoum empêche la Minuad de poursuivre l'enquête

Enquêtant sur une allégation de viol collectif impliquant l'armée, la Mission de la paix conjointe de l'ONU et de l'UA (Minuad) s'est vue refuser dimanche l'accès à Tabit, un village du Darfour,[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Purging www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120707113314 from 172.16.0.100 Purging jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20120707113314 from 172.16.0.100