Extension Factory Builder
23/06/2012 à 11:55
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le Premier ministre malien par intérim Cheikh Modibo Diarra (g) en visite au Burkina Faso. Le Premier ministre malien par intérim Cheikh Modibo Diarra (g) en visite au Burkina Faso. © AFP

La négociation est la "première option" pour résoudre la crise dans le nord du Mali, contrôlé par des groupes armés, a déclaré vendredi le Premier ministre par intérim Cheikh Modibo Diarra, reçu par le président burkinabè et médiateur Blaise Compaoré.

"Nous avons toujours dit (...) que la négociation est notre première option", a indiqué M. Diarra à l'issue d'un entretien au palais présidentiel de Ouagadougou avec M. Compaoré, médiateur de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) dans la crise au Mali.

"Nous n'avons ni peur ni honte de négocier parce que nous avons affaire à des compatriotes maliens", a-t-il poursuivi en référence aux groupes armés.

"Nous avons dit en son temps que nous ne voulions pas nécessairement la guerre" mais que, "si la négociation n'était pas possible, nous étions prêts" à une "guerre qui mettrait fin à la guerre", a-t-il souligné.

Au terme d'une tournée dans des pays concernés par la crise qui l'a conduit en Algérie, en Mauritanie et en France, le Premier ministre malien a précisé être venu chez M. Compaoré voir "les opportunités de négociation afin qu'au niveau gouvernemental le Mali décide de ses options".

Sa visite au Burkina Faso survient au moment où deux des mouvements armés qui contrôlent le Nord malien depuis fin mars ont des délégations à Ouagadougou depuis plusieurs jours: les islamistes d'Ansar Dine et la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).

Discussions

A l'issue d'une rencontre lundi avec M. Compaoré, la délégation d'Ansar Dine avait annoncé accepter la médiation du président burkinabè qui, de son côté, a appelé ce groupe à rompre avec les "terroristes" d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ses alliés avec lesquels il est en position de force dans le Nord.

Les représentants d'Ansar Dine ont poursuivi cette semaine leurs discussions avec des collaborateurs de M. Compaoré, et réitéré leur principale exigence, l'application de la charia (loi islamique) au Mali.

Dans le même temps, la Cédéao prépare l'envoi éventuel d'une force de quelque 3.300 hommes au Mali. La France a dit mardi s'attendre à une décision rapide du Conseil de sécurité de l'ONU soutenant ce projet de l'Union africaine et de la Cédéao.

A Bamako, les autorités maliennes de transition peinent par ailleurs à s'affirmer face à la junte responsable du coup d'Etat militaire du 22 mars, qui a officiellement rendu le pouvoir mais reste influente.

Frappé et blessé le 21 mai par des manifestants hostiles à son maintien au pouvoir pour un an, le président de transition Dioncounda Traoré est depuis le 24 mai en France où il a reçu des soins.

Il "poursuit sa convalescence à Paris" et "a un moral d'acier, il a envie de retourner dans son pays", a assuré vendredi à Ouagadougou le porte-parole du gouvernement malien, Hamadoun Touré.

Le Premier ministre malien et son équipe doivent quitter Ouagadougou samedi.

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Mali

Les pays du 'G5 du Sahel' appellent l'ONU à intervenir en Libye

Les pays du "G5 du Sahel" appellent l'ONU à intervenir en Libye

Les dirigeants des cinq pays du "G5 du Sahel" (Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali, Mauritanie), réunis vendredi en sommet à Nouakchott, ont appelé l'ONU à mettre en place une force internationa[...]

Mali : retour en cinq dates sur la vie d'Intalla Ag Attaher, aménokal des Ifoghas

Intalla Ag Attaher, chef traditionnel de la tribu touarègue des Ifoghas, est mort dans la nuit de jeudi à vendredi à Kidal. Retour en cinq dates sur sa vie, intimement liée aux différentes[...]

Hervé Ladsous : "En Centrafrique, il faut des autorités nouvelles issues d'élections avant août 2015"

Présent au forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique (15 et 16 décembre), Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint aux opérations de[...]

Ebola : trois choses à savoir sur la tournée de Ban Ki-moon en Afrique de l'Ouest

Ban Ki-moon a annoncé mercredi à New York qu'il se rendra à partir du 18 décembre en Afrique de l'Ouest. Une tournée dans les pays qui ont été touchés par le virus Ebola.[...]

Mali : IBK assume la libération de quatre jihadistes

Très critiqué dans son pays pour avoir ordonné la libération de quatre jihadistes afin d’obtenir celle de l’otage français Serge Lazarevic le 9 décembre, Ibrahim Boubacar[...]

Mali - France : Lazarevic et Sofara

Un Français vaut-il plus qu'un Malien ? Certains jugeront la question déplacée. Elle mérite pourtant qu'on s'y arrête au vu des circonstances qui ont mené à la[...]

Jean-Yves Le Drian : "Au Mali comme en Centrafrique, l'heure de vérité approche"

Un an après le déclenchement de l'opération Sangaris, et deux ans après celui de l'opération Barkhane, le ministre français de la Défense affiche ses objectifs : des[...]

Paris veut un accord de paix au Mali en janvier

Paris souhaite que les négociations de paix maliennes entre Bamako et les groupes armés du Nord, sous médiation algérienne, aboutissent en janvier, a déclaré le ministre français de[...]

Sahel : Lazarevic pense avoir été capturé pour une rançon et nie être un mercenaire

L'ex-otage français Serge Lazarevic, libéré mardi après plus de trois ans de captivité au Sahel, a estimé dimanche, dans le journal de 20 heures de France 2, que ses ravisseurs l'avaient[...]

Mali : le Tunisien Mongi Hamdi nommé à la tête de la Minusma

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mongi Hamdi, remplace le Néerlandais Bert Koenders à la tête de la Minusma, a annoncé vendredi un communiqué des Nations unies.  [...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers