Extension Factory Builder
10/03/2012 à 10:16
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Guillaume Soro arrive à une rencontre extraordinaire au palais présidentiel d'Abidjan le 8 mars 20 Guillaume Soro arrive à une rencontre extraordinaire au palais présidentiel d'Abidjan le 8 mars 20 © AFP

La démission de Guillaume Soro du poste de Premier ministre ivoirien, lui ouvre une voie royale vers la présidence de l'Assemblée nationale et pourrait faire de lui le dauphin constitutionnel estiment vendredi ses partisans et dénoncent ses opposants.

L'élection du président de l'Assemblée nationale ivoirienne, deuxième personnage de l'Etat et dauphin constitutionnel est prévue pour lundi prochain à Yamoussoukro, la capitale politique (centre).

Guillaume Soro, élu député de la circonscription électorale de Ferkéssédougou (nord), pourrait se présenter à ce scrutin, selon une source politique.

Jeudi, M. Soro et son gouvernement ont démissionné près de trois mois après les élections législatives de fin 2011. Une démission acceptée par le président ivoirien Alassane Ouattara qui a rendu un vibrant hommage à son "jeune frère".

"Il a brillamment occupé ce poste de Premier ministre", s'est félicitée Me Affousy Bamba, membre de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN, en voie de dissolution), dont Soro est le chef.

"Il a démontré sa capacité à diriger. Je n'ai aucun doute qu'il ferait son travail, si demain il était élu président de l'Assemblée nationale", a affirmé à l'AFP Me Bamba, se présentant comme son "compagnon de lutte".

"Qu'il rende sa démission ou qu'il soit pressenti comme président du parlement, le plus important pour les Ivoiriens, est de retrouver la vraie démocratie, la sécurité et la réconciliation", souligne Alphonse Douati, un responsable du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.

"Tout le reste n'est qu'un jeu de passe-passe entre copains ou on remplace Pierre par Paul", a-t-il poursuivi, déplorant un "calcul politicien". De Guillaume Soro, il retient surtout l'image de "père de la rébellion en 2002".

Le poste de Premier ministre avait été promis fin 2010 au Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ancien président Henri Konan Bédié dans une alliance politique avec le Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara, lors du scrutin présidentiel de novembre 2010.

"Laissons le destin s'accomplir"

Le PDCI a donc salué cette démission, soulignant une "promesse tenue".

"Il est de notoriété publique que le président du PDCI (M. Bédié, NDLR) était préoccupé par la question et attendait que cette promesse se réalise", écrit le Nouveau Réveil, le quotidien du PDCI.

Les Ivoiriens ont élu le 28 novembre 2010 Alassane Ouattara mais ce sont les hommes de Guillaume Soro, plusieurs milliers de combattants de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) rebaptisés Forces républicaines (FRCI), qui ont chassé Laurent Gbagbo du pouvoir, avec l'appui décisif de l'ONU et de la France.

M. Soro avait alors été alors maintenu à son poste de Premier Ministre à la fin 2010 gardant le portefeuille de ministre de la Défense, en raison du contexte sécuritaire très trouble, avec pour mission première de ramener le calme.

Elu député sous la bannière du RDR qui a obtenu la majorité, M. Soro a justifié sa démission par le non cumul des mandats.
"Ma qualité de député ne me permet plus d'occuper des fonctions dans le pouvoir exécutif. C'est pourquoi je décide de rendre ma démission ainsi que celle du gouvernement que j'ai dirigé", a-t-il déclaré.

"Laissons le destin s'accomplir", a-t-il dit en quittant le palais présidentiel d'Abidjan au volant de sa voiture, sans garde de corps.
 

Abonnez-vous pour 11,25€ / mois
Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Réagir à cet article

Côte d'Ivoire

Ebola : inquiète des conséquences économiques, la BAD va mobiliser 150 millions de dollars

Ebola : inquiète des conséquences économiques, la BAD va mobiliser 150 millions de dollars

Après avoir octroyé 60 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), pour lutter contre l’épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la Banque africaine de dév[...]

Côte d'Ivoire : la commune du Plateau se fait noter

La commune du Plateau est devenue la deuxième collectivité locale d’Afrique occidentale francophone, après la ville de Dakar, à se faire noter par Bloomfield Investments.[...]

Côte d'Ivoire : Guillaume Koffi et Issa Diabaté, l'architecture et l'art de la passivité

Les architectes ivoiriens Guillaume Koffi et Issa Diabaté s'inspirent de l'architecture traditionnelle africaine pour concevoir des bâtiments de plus en plus passifs. Mais résolument modernes.[...]

CAN 2015 : Ouattara ne veut pas de match Côte d'Ivoire-Sierra Leone à Abidjan

Le président ivoirien Alassane Ouattara a exprimé à un ministre son refus de voir le match Côte d'Ivoire-Sierra Leone se tenir à Abidjan, le 6 septembre. Mais pour l'instant, aucune solution de[...]

Présidentielle ivoirienne 2015 : les lièvres et la tortue

Alors que l'élection présidentielle ivoirienne aura lieu en octobre 2015, seul Alassane Ouattara a pour l'instant déclaré sa candidature. Les autres leaders politiques continuent de chercher celui qui[...]

Stanislas Zézé : "La notation de la Côte d'Ivoire a rassuré les entreprises locales"

Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment, et Jean-Paul Tonga, directeur des opérations de l'agence de notation basée à Abidjan, reviennent pour "Jeune Afrique" sur l'impact du[...]

Côte d'Ivoire : "Stop Ebola", un clip pour lutter contre le virus

Spots publicitaires, communiqués, messages radiophoniques, les campagnes de sensibilisation contre le virus Ebola battent leur plein sur le continent. En Côte d'Ivoire, un blogueur a décidé de[...]

Bientôt, les palmiers ivoiriens produiront de l'électricité

 À Aboisso, en Côte d'Ivoire, une minirévolution qui s'annonce : la construction d'une centrale d'énergie alimentée par de la biomasse, la première en Afrique à être[...]

Côte d'Ivoire : le FPI en a-t-il vraiment fini avec sa crise interne ?

La crise qui secoue le Front populaire ivoirien (FPI) a officiellement pris fin mardi. Mais les divergences de fond sur la ligne adoptée par la formation de l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, n'ont pas[...]

Tirailleurs : le chagrin des indigènes

Tierno Monénembo est un écrivain guinéen, Prix Ahmadou-Kourouma 2012 pour Le Terroriste noir, sur Addi Bâ, héros méconnu de la Résistance..[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers

Jeune Afrique Emploi

Toutes les annonces
Buy VentolinBuy Antabuse Buy ZithromaxBuy Valtrex