01/02/2012 à 09h:50 Par AFP
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Le président ivoirien Alassane Ouattara, le 17 janvier 2012 à Abidjan. Le président ivoirien Alassane Ouattara, le 17 janvier 2012 à Abidjan. © AFP

Le Liberia a arrêté plus de 70 personnes soupçonnées de vouloir déstabiliser la Côte d’Ivoire, a indiqué mardi 31 janvier un responsable libérien sous couvert d’anonymat.

Plus de 70 personnes, soupçonnées d’être des « mercenaires » voulant déstabiliser la Côte d’Ivoire, ont été arrêtées au Liberia, a-t-on appris mardi 31 janvier. Les interpellations auraient eu lieu il y a trois jours, a déclaré un responsable libérien sous couvert d’anonymat. Ces hommes « recrutaient et entraînaient des hommes pour aller se battre contre le gouvernement ivoirien » du président Alassane Ouattara, a accusé cette source.

Une information confirmée par une source policière : « Ces détenus avaient l'intention de déstabiliser la Côte d'Ivoire. Le gouvernement libérien ne pouvait rester les bras croisés », a-t-il déclaré.

"Mercenaires libériens"

« Un grand nombre d'autres se cachent toujours » dans cette région, a poursuivi le responsable administratif, interrogé depuis Zwedru, à environ 560 km de Monrovia. Ces 70 « mercenaires » seraient « un mélange d'ancien miliciens loyaux à l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, aujourd'hui sous les verrous à la Cour pénale internationale de La Haye, et de mercenaires libériens qui se sont battus à leurs côtés » lors de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, a déclaré la même source.

Après la fin de la guerre civile au Liberia en 2003, de nombreux « mercenaires » se sont « reconvertis » pour soutenir Laurent Gbagbo. Région la plus instable du pays déchirée depuis des années par de vives tensions interethniques, l'ouest de la Côte d'Ivoire, frontalier du Liberia, a été l'une des zones les plus éprouvées durant la crise de 2010-2011, qui s’est achevée par la capture de Laurent Gbagbo, après la mort de plus de 3000 personnes.

(Avec AFP)

 

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