28/01/2012 à 15h:52 Par AFP
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Des partisans de Laurent Gbagbo manifestent devant la CPI de la Haye, le 10 décembre 2011. Des partisans de Laurent Gbagbo manifestent devant la CPI de la Haye, le 10 décembre 2011. © AFP

Une centaine de partisans de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011, se sont rassemblés samedi devant le centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a constaté un journaliste de l'AFP

Une centaine de partisans de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011, se sont rassemblés samedi devant le centre de détention de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous sommes venus ici pour demander la libération du président Gbagbo", a déclaré à l'AFP Léontine Topo, présidente de l'Association des Femmes patriotes ivoiriennes de France, organisation pro-Gbagbo à l'initiative du rassemblement. Venus de France principalement, mais aussi de Belgique, d'Italie et des Pays-Bas, les Ivoiriens présents, des femmes en majorité, ont dansé au rythme de musiques africaines devant l'entrée principale du centre de détention de la CPI à Scheveningen, le quartier balnéaire de La Haye, où est écroué l'ex-président depuis le 30 novembre.

Scandant "Il n'a rien fait Gbagbo!" et "Libérez Gbagbo!" notamment, la plupart d'entre eux portaient des chapeaux aux couleurs du drapeau de la Côte d'Ivoire, l'orange, le blanc et le vert. "Nous voulons que la CPI arrête Alassane Ouattara et Guillaume Soro, qui continuent à tuer des Ivoiriens", a ajouté Mme Topo au sujet de l'actuel président ivoirien et de son Premier ministre : "ce sont eux les vrais coupables".

Selon des sources concordantes, au moins une personne avait été tuée le 21 janvier à Abidjan lors d'une attaque de jeunes contre un meeting de partisans de Laurent Gbagbo, 66 ans, premier ex-chef d'Etat remis à la CPI, entrée en fonction en 2002.

Arrêté le 11 avril 2011 à Abidjan, M. Gbagbo est soupçonné par la CPI d'être "coauteur indirect" de crimes contre l'humanité commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011 lors des violences ayant suivi l'élection présidentielle de novembre 2010.
Son refus de céder le pouvoir à son rival et actuel président Alassane Ouattara avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3.000 morts.
 

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