Le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile au Sénégal, a donné vendredi au président Abdoulaye Wade jusqu'à fin octobre pour renoncer à briguer à un nouveau mandat en 2012, lors d'un meeting à Dakar.
"Nous réaffirmons notre opposition à un troisième mandat d'Abdoulaye Wade" et "nous lui donnons jusqu'à fin octobre pour renoncer à sa candidature" à la présidentielle de l'an prochain, a déclaré le porte-parole du mouvement, Alioune Tine, devant plusieurs centaines de personnes rassemblées Place de l'Obélisque.
"Nous lui donnons jusqu'à la Tabaski", fête musulmane de l'Aïd el-Kébir qui sera célébrée fin octobre ou début novembre, "pour qu'il renonce à sa décision" de se porter candidat, a-t-il dit.
Interrogé par l'AFP sur le délai choisi pour l'ultimatum, M. Tine a affirmé: "L'objectif est de faire en sorte que sa candidature ne soit même pas déposée".
Selon les dispositions légales au Sénégal, le Conseil constitutionnel doit publier fin janvier 2012 la liste des candidats autorisés au scrutin présidentiel, dont le premier tour est prévu le 26 février 2012.
"Ce seront des manifestations tous les jours"
"Plus nous allons approcher de la date" de dépôt des dossiers des candidats à la présidentielle, "plus nous allons assister à de fortes tensions. Donc, mieux vaut que la décision de retrait de la candidature (de Wade) soit prise tôt, avant la Tabaski", a poursuivi Alioune Tine.
"Le peuple vient de fixer à Wade un ultimatum. On attend jusqu'à la Tabaski", et s'il ne renonçait pas, "ce seront des manifestations tous les jours, tous les jours, jusqu'à son départ, comme pour (Zine el Abidine) Ben Ali", président tunisien chassé du pouvoir en janvier suite à un soulèvement populaire, a de son côté affirmé à l'AFP Haïdar el Ali, leader d'un parti écologiste et autre responsable du M23.
Durant le meeting, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à la candidature de Wade, 85 ans, élu une première fois en 2000 pour sept ans, puis réélu en 2007 pour cinq ans après une modification de la Constitution instituant un quinquennat renouvelable une fois. M. Wade a annoncé en 2009 qu'il se représenterait en 2012, après avoir dit le contraire après sa réélection de 2007.
Sa candidature est soutenue par ses partisans, selon qui il peut se représenter, tandis qu'elle est contestée par des opposants et une partie de la société civile et de l'opinion sénégalaises, arguant qu'il doit céder le fauteuil après deux mandats présidentiels consécutifs maximum.
"Qu'il parte, parte, parte", pouvait-on entendre dans la foule levant le poing ou faisant le geste d'une personne qu'on chasse, en référence au président. Sur des pancartes ou banderoles, on pouvait notamment lire: "SMS à Wade: Mame, bayi jotna ("Papy, l'heure du départ a sonné")", "Wade, yemal, dégage!" ou encore "ALERTE - Non à la candidature de Wade".
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1.Leopold Sedar Senghor - 25/09/2011 à 01h:09La democratie Senegalaise qui etait un model pour le continent Africain, a ete' clochardise'e par le President Wade et son PDS. Je conseillerais a' l'[...] Lire
2.Marclaren - 24/09/2011 à 19h:09L'Afrique pourra t-elle veritablement se developper?si ces comportements d'hommes politiques s'accroissent avec le temps... nous à chaque fois [...] Lire
3.Dramane - 24/09/2011 à 15h:09" Tout vient a' point pour celui qui sait attendre " ,l'heure du peuple approche pour chasser celui qui a ose' defier toute l'Afrique sur le[...] Lire