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15/05/2011 à 18:15
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Près de dix personnes ont été blessées dimanche suite à la manifestation. Près de dix personnes ont été blessées dimanche suite à la manifestation. © AFP

Près de dix personnes ont été blessées dimanche lorsque la police marocaine a dispersé par la force une centaine de manifestants du Mouvement du 20 février qui revendique des réformes politiques, pour les empêcher de s'approcher d'un centre de détention près de Rabat, a constaté l'AFP.

Les quelque dix blessés ont été hospitalisés. Un militant de la section du Mouvement à Salé (ville jumelle de Rabat), Said Idrissi, a été transporté à l'hôpital après avoir été blessé à la tête et au nez, a précisé un membre du Mouvement du 20 février. Selon le gardien d'un café près du lieu du rassemblement, une fille a reçu un coup de matraque au ventre et a été également transportée à l'hôpital.

Un important dispositif policier avec des dizaines de fourgonnettes avait été mis en place tôt dimanche matin sur le lieu où les manifestants devaient se retrouver pour se diriger ensuite vers le centre de détention de Temara, au siège de la Direction de la surveillance du territoire (DST), les renseignements marocains.

Rassemblement non autorisé

Selon l'agence marocaine de presse MAP (officielle), citant les autorités locales, ce rassemblement en vue d'une marche n'était pas autorisé.

La MAP a en outre indiqué que le procureur général de la Cour d'appel de Rabat va effectuer une visite d'inspection au siège de la DST près de Témara dans le cadre d'une enquête.

Pour sa part, a ajouté l'agence, le Conseil national des droits de l'homme (CNDH) - un organisme créé récemment par le roi Mohammed VI - a décidé lui aussi d'effectuer une mission similaire au siège de la DST.

Un pique-nique devait être organisé devant le centre de Temara dans le cadre d'une journée d'action contre la détention secrète, avait annoncé le Mouvement du 20 février, dans un communiqué parvenu mercredi à l'AFP. Par cette action pacifique, le Mouvement du 20 février revendique le jugement des responsables de la torture et des violations graves des droits de l'homme, avait-il ajouté.

Centre de détention secret près de Rabat

Plusieurs ONG, comme Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International, ont dénoncé des violations des droits de l'homme dans ce centre de détention.

Dans un rapport publié le 25 octobre 2010, HRW affirmait que les personnes soupçonnées de terrorisme sont détenues dans un centre secret près de Rabat, et sont maintenues au-delà des 12 jours de garde à vue autorisés par la loi contre le terrorisme de 2003. Selon HRW, les agents de la DST participent activement à l'incarcération des personnes soupçonnées de terrorisme, à leur détention et à leur interrogatoire.

Plusieurs milliers de personnes, principalement du Mouvement du 20 février, ont également manifesté dimanche à Marrakech pour protester contre le récent attentat meurtrier dans le coeur touristique de la ville et réclamer des réformes démocratiques, meilleur moyen de lutter contre la violence, selon elles.

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