22/06/2010 à 18h:05 Par AFP
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Un sauveteur de la Croix-Rouge, le 4 août 2007, à Ndenga Mongo, dans le sud du Congo. Un sauveteur de la Croix-Rouge, le 4 août 2007, à Ndenga Mongo, dans le sud du Congo. © AFP

Le bilan provisoire de l'accident de train survenu à 60 km de Pointe Noire dans la nuit de lundi à mardi a été revu à la hausse. Il est désormais de 60 morts et 200 blessés.

60 personnes ont été tuées dans l'accident de train survenu dans la nuit de lundi à mardi au Congo, a affirmé à l'AFP un membre de la cellule de crise à Pointe Noire en se fondant sur les chiffres de la morgue de la ville.

"Il y a 60 corps à la morgue de Pointe-Noire", a affirmé ce membre de la cellule de crise.

Plus de 200 blessés

La cellule a également recensé 77 blessés dont 13 graves à l'hôpital Adolphe Sicé et 73 blessées à l'hôpital militaire de Pointe-Noire. Ce membre de la cellule ne disposait pas des chiffres des deux autres hôpitaux de la capitale économique.

Un peu plus tôt, le directeur des relation publiques du préfet de Pointe Noire Simon Edika avait fait état d'un bilan de "49 morts, 80 blessés graves et plus de 200 blessés".

"Nous avons enregistré un grave accident de train cette nuit aux environs du PK (Point kilométrique) 60 de Pointe-Noire. Il y a plusieurs dizaines de victimes (décédées) et de blessés", avait affirmé dans la matinée Joseph Sauveur El Bez, directeur général du Chemin de fer Congo-océan (CFCO) qui relie Pointe-Noire et Brazzaville, principal axe de communication terrestre du pays.

Le déraillement s'est produit à Yanga entre les localités de Bilinga et Tchitondi pour des causes encore inconnues, a précisé Joseph Sauveur El Bez, directeur général du Chemin de fer Congo-océan (CFCO) dans la matinée. "A un virage que le conducteur a abordé à vive allure, toutes les six voitures où se trouvaient les passagers ont "cédé" (déraillé). Nous avons été projetés par le choc", a raconté à l'AFP Lucien Koko, 37 ans, soigné à l'hôpital Adolphe Sicé de Pointe-Noire. "Bien des personnes sont restées encastrées. J'ai une blessure à l'avant-bras. D'autres amis qui étaient avec moi sont gravement blessés", a-t-il poursuivi.

Plusieurs hypothèses

"La vitesse excessive est une des hypothèses envisagées", a confié Dominique Bourgoin, chargé de mission auprès du CFCO, en s'appuyant sur des premiers témoignages et des avis de techniciens. Une source proche du dossier a affirmé à l'AFP que "le train aurait été trop chargé tant en termes de passagers que de marchandises".

Le ministre des transports Isidore Mvouba et le Haut commandement militaire se sont réunis dans la matinée à Brazzaville et une délégation s'est rendue sur "les lieux du drame" dans l'après-midi, a précisé Costaud Mackosso, chef du protocole du ministère des Transports. "Une déclaration sera rendue publique" dans l'après-midi ou en soirée.

Les gares de Pointe-Noire et Dolisie (100 km à l'est de Pointe-Noire), respectivement deuxième et troisième villes du Congo, se sont remplies de monde pendant la nuit, selon des témoins. "Ce sont des parents des victimes qui étaient en pleurs", a indiqué un témoin. "Nous avons pu filmer les blessés qui sont arrivés nombreux dans les deux grands hôpitaux de Pointe-Noire. C'est horrible", a affirmé à l'AFP un journaliste d'une chaîne locale de télévision de Pointe-Noire, DRTV (Digital Radio TV).

Héritage de la colonisation française, le CFCO, dont la construction a coûté la vie à de nombreux Africains, est la principale voie d'échange qui relie Brazzaville et Pointe-Noire sur 510 kilomètres. En septembre 1991, sur la même ligne, une collision à Mvoungouti, près de Dolisie, entre un train de passagers et un train de marchandises avait fait 100 morts et 300 blessés. C'est, à ce jour, le plus grave accident ferroviaire du pays.

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