Alain Lobognon, un proche du Premier ministre Guillaume Soro, a déclaré que le blocage des activités de la Commission électorale indépendante (CEI) provenait de l'attitude des partis politiques. Son mouvement, les Forces nouvelles (FN), est toujours au centre d'une polémique sur le désarmement.
Un proche du Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a accusé mardi les partis politiques de bloquer par leurs désaccords le processus électoral censé aboutir à un scrutin présidentiel reporté depuis 2005.
"La reprise du contentieux dépend des partis"
"Ce sont les partis politiques qui bloquent les activités à la Commission électorale indépendante (CEI)", a affirmé lors d'une rencontre avec la presse Alain Lobognon, conseiller de M. Soro, chef du gouvernement et de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN). "La reprise (du traitement des contentieux sur la liste électorale) dépend avant tout des partis politiques", a-t-il expliqué.
Le processus électoral est bloqué depuis le début de l'année, à la suite d'accusations de "fraude" sur la liste des votants portées contre son ancien président par le chef de l'Etat Laurent Gbagbo. Cette crise a abouti en février à la dissolution par M. Gbagbo de la CEI et du gouvernement. La commission renouvelée n'a pas encore relancé les opérations électorales, alors que le camp présidentiel et opposition s'affrontent notamment sur les modalités du contentieux.
Échéance théorique
Les derniers développements rendent purement théorique l'échéance de "fin avril-début mai" fixée pour la présidentielle. Ce scrutin, sans cesse reporté depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005, est censée clore la crise née du coup d'Etat manqué de 2002.
"Les élections en 2010, moi je pense qu'on peut les faire", si l'on parvient à établir une liste électorale définitive puis distribuer cartes d'identité et d'électeurs, a dit M. Lobognon.
Alors qu'une polémique fait rage sur le désarmement des FN, dont les pro-Gbagbo font un préalable à la tenue de l'élection, le conseiller n'a pas cité cette question parmi les "conditions liées au scrutin". Il a cependant assuré que "deux mois avant les élections, on doit avoir bouclé les questions concernant le désarmement", comme prévu par le dernier accord de paix.

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