L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammed el-Baradei, s'est dit "prêt à être candidat" à l'élection présidentielle égyptienne de 2011, même face au chef de l'Etat Hosni Moubarak, ont rapporté mardi les médias locaux.
Interrogé par la chaîne de télévision Dream TV, M. el-Baradei s'est dit "prêt à être candidat à la présidentielle, si le peuple me le demande, peu importe qui se présentera contre moi à l'élection".
M. Moubarak ne serait pas sûr de l'emporter si le scrutin était libre, a expliqué l'ex-patron de l'agence onusienne, renouvelant ses critiques contre la corruption et la pauvreté et affirmant que tous les Egyptiens devraient avoir accès aux services médicaux et à une bonne éducation.
M. el-Baradei, 67 ans, a appelé ces derniers mois à une démocratisation du régime du président Hosni Moubarak, en place depuis 29 ans. Il a été accueilli par plusieurs centaines de partisans à son retour vendredi au Caire.
Le barrage de la Constitution
Il est toutefois barré par la Constitution, qui impose aux candidats indépendants d'obtenir l'appui de 250 élus, dont au moins 65 membres de l'Assemblée nationale, 25 du Conseil consultatif (Sénat) et au moins dix élus municipaux, alors que le Parlement et les municipalités sont dominés par le parti au pouvoir, le Parti national démocratique (PND).
"Que quelqu'un comme moi ne puisse pas se présenter à la présidentielle, c'est un désastre. Comment une Constitution peut-elle empêcher 99% des gens d'être candidats?", s'est-il interrogé dans cet entretien dont des extraits ont été publiés par le quotidien indépendant Al-Masri al-Yom.
Les médias officiels et des responsables du PND ont déclenché une violente campagne contre M. el-Baradei, le présentant comme étranger à son pays, incapable de gérer les affaires intérieures et facteur d'instabilité pour l'Egypte.
Hymne à la stabilité
"La stabilité est une bonne chose et ce que nous connaissons est mieux que ce que nous ignorons", a déclaré au quotidien indépendant un haut responsable du PND, Moustafa el-Fekki.
Hosni Moubarak achève en 2011 son cinquième mandat de six ans. Son fils Gamal, 44 ans, est fréquemment cité pour lui succéder.
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1.Ramses - 25/02/2010 à 12h:02@@ Info--C est comme quand tu vas chez le tailleur et tu te fais confectionner un pantalon sur mesure.Et bien les Moubarak c est comme ca ,ils ont [...] Lire
2.marie lou - 24/02/2010 à 14h:02Dans tous les cas qui se presenteront,il faut un seul candidat,unique,de l opposition pour affronter les Moubarak.C est tres dommage que Monsieur El B[...] Lire
3.Narjess - 24/02/2010 à 14h:02Monsieur El-Baradei doit affronter un obstacle de taille qu est le reglement electoral,les Moubarak en l instaurant ont effectivement barre la route a[...] Lire
4.aary - 24/02/2010 à 13h:02quelle honte pour l Egypte et comme celle ci se veut le "guide" des pays arabes,quelle honte pour eux, plusieurs années attendent ces[...] Lire
5.Wahid - 24/02/2010 à 08h:02Quoique tout ceci relève être du domaine de l?utopie, mais espérons que ce bonhomme saura braver les arrières pensée[...] Lire