Des hommes armés ont attaqué mardi la ville minière de Nzako. Des habitants ont été enlevés par ce groupe, reconnu comme des rebelles ougandais par la population.
Des hommes armés présumés de la rébellion ougandaise de la LRA, ont attaqué mardi la ville minière centrafricaine de Nzako (sud-est), dont des habitants ont été enlevés, a-t-on appris vendredi de sources concordantes, dont une a fait état d'au moins deux morts.
"Ces individus armés, reconnus très vite par la population comme étant des "Tongo-Tongo" (nom donné aux hommes de l'Armée de résistance du Seigneur, LRA) sont entrés dans la ville de Nzako vers 16H00 (15H00 GMT) en tirant des coups de feu en l'air", a expliqué un gendarme basé dans la ville de Bakouma.
Bakouma est à une soixantaine de kilomètres de Nzako. Cette région abrite des gisements d'uranium exploités par le groupe nucléaire français Areva.
Fuite vers la brousse
Les tirs ont "provoqué la panique au sein de la population qui a pris la fuite vers la brousse et les régions voisines", a expliqué le gendarme, en précisant qu'aucun mort n'avait été "dénombré parmi les habitants".
L'attaque a été confirmée à l'AFP par un employé d'Areva qui se trouvait à Nzako au moment des faits.
Dirigée par Joseph Kony, la LRA, une des guérillas les plus brutales au monde, a commencé à être active en 1988 dans le nord de l'Ouganda. En 2005, ses combattants se sont éloignés de leurs bases traditionnelles pour s'intaller dans l'extrême nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), frontalière de la Centrafrique.
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