07/02/2010 à 16h:00 Par AFP
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Photo de Max Göldi et Rachid Hamdani (G) diffusée par Amnesty International, le 9 décembre 2009 Photo de Max Göldi et Rachid Hamdani (G) diffusée par Amnesty International, le 9 décembre 2009 © AFP

Le Suisse Rachid Hamdani, retenu en Libye depis 2008 a été blanchi des accusations qui pesaient contre lui et devrait pouvoir quitter le pays très prochainement.

Mise à jour à 16h55

Rachid Hamdani, un des deux Suisses retenus en Libye depuis juillet 2008, a été blanchi de l'accusation d'activités économiques illégales. L'information a été donnée par l'avocat du ressortissant suisse. En principe, M. Hamdani pourrait quitter le territoire libyen.

"Le DFAE confirme le non-lieu, mais ne fait aucun commentaire", a déclaré le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Andreas Stauffer. L'organisation humanitaire Amnesty International a également confirmé l'information.

Plus rien n'empêche la sortie de Libye de M. Hamdani, a souligné le porte-parole d'Amnesty International (AI) Daniel Graf. "Nous attendons maintenant des autorités libyennes qu'elles lui rendent immédiatement son passeport, et qu'elles lui fournissent un visa de sortie", a-t-il ajouté.

Quiiter la Libye

L'avocat de Rachid Hamdani, cité par l'AFP, a toutefois précisé que le procureur peut encore faire appel à ce jugement.

Toutes les charges contre Rachid Hamdani sont maintenant écartées. Il y a une semaine, dans un premier procès en appel, M. Hamdani avait déjà été acquitté de l'accusation de séjour illégal en Libye. Il avait dans un premier temps écopé d'une peine sévère de seize mois d'emprisonnement.

Interrogé sur le fait de savoir si M. Hamdani pourrait désormais quitter le territoire libyen, l'avocat a déclaré: "Selon la loi, oui il le peut". Il n'a pas précisé si son client avait l'intention de quitter le pays où il est retenu depuis juillet 2008, comme son compatriote Max Göldi.

Attente d'un geste suisse

Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéenestime que, théoriquement rien ne s'oppose à une libération, car il n'est pas obligé d'attendre les décisions de justice concernant Max Göldi, les cas étant séparés.

"Pour eux (les Libyens) le but est atteint: la justice a travaillé jusqu'au bout (...), montrant bien que, selon Tripoli, les procès intentés aux deux Suisses n'ont rien à faire avec l'arrestation d'un des fils fils du colonel Kaddafi, Hannibal, à Genève en juillet 2008", a ajouté le chercheur.

"Maintenant, les Libyens attendent un geste suisse, pour ne pas dire genevois concernant les conditions de l'arrestation d'Hannibal Kaddafi", a souligné M. Abidi.

Selon ce dernier, si M. Hamdani, qui est suisse mais également originaire d'un pays arabe, est relâché et que M. Göldi est retenu, l'opinion publique va le percevoir comme un discrimination, et Tripoli n'y a pas intérêt.

Contrairement à M. Hamdani, Max Göldi doit encore attendre le verdict de son procès en appel. Ce verdict devrait tomber le 11 février.

l'affaire Hannibal

Les deux Suisses avaient été arrêtés le 19 juillet 2008 en Libye, peu après l'interpellation musclée à Genève d'un fils du numéro un libyen Mouammar Kaddafi, Hannibal, et de son épouse, sur une plainte de deux domestiques accusant leur employeur de mauvais traitements.

Ils avaient été remis en liberté le 28 juillet 2008 et résidaient depuis à l'ambassade de Suisse avec interdiction de quitter le territoire libyen. Mi-septembre 2009, alors qu'ils devaient subir des tests médicaux, les deux hommes avaient été conduits dans un lieu tenu secret par Tripoli -opération qualifiée de "kidnapping" par Berne-, avant d'être remis le 9 novembre à leur ambassade.

"L'affaire Hannibal" a envenimé les relations entre Tripoli et Berne et des mesures de rétorsion ont été prises par les deux pays.

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