Le crash de l'airbus de la Yemenia au large des Comores le 30 juin 2009 ne s'explique "ni par un problème technique sur l'appareil, ni par une explosion" a affirmé le directeur du Bureau enquêtes et analyses (France) jeudi 4 février 2010, après la lecture des enregistreurs de vol.
L'accident d'avion de la compagnie Yemenia, qui a fait 152 morts le 30 juin au large des Comores, ne s'explique ni par un problème technique sur l'appareil ni par une explosion, a affirmé jeudi le directeur du Bureau enquêtes analyses (BEA) qui a participé aux investigations.
"La seule chose que nous pouvons dire est qu'il n'y a pas de problème technique sur l'avion, ni trace d'explosion", a déclaré Jean-Paul Troadec à des journalistes de la presse spécialisée, laissant entendre qu'il s'agissait d'une erreur humaine.
L'enquête au point mort depuis trois mois
"Nous essayons de convaincre les autorités yéménites qu'elles disposent d'éléments suffisants pour publier un rapport d'étape", a-t-il ajouté. "Nous sommes dans une situation difficile car depuis trois mois, l'enquête est au point mort".
Il a rappelé que les autorités avaient limogé l'enquêteur en charge du dossier après que celui-ci eut publié un communiqué disant qu'il n'y avait pas eu d'explosion.
"Les enregistreurs de vols sont toujours ici, on les a lus intégralement à l'exception de deux fichiers qui ne sont pas essentiels pour comprendre ce qui s'est passé. La lecture des enregistreurs n'a pas montré de trace d'explosion", a-t-il encore expliqué.
Le directeur a indiqué qu'il était exclu de procéder à une nouvelle lecture de ces boîtes noires.
Des 153 personnes à bord de l'A310 de Yemenia qui s'est abîmé, seule une adolescente de 13 ans a survécu.

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