29/01/2010 à 17h:54 Par AFP
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Trois joueurs algériens ont été exclus au cours de la rencontre Trois joueurs algériens ont été exclus au cours de la rencontre © AFP

Le sélectionneur Rabah Saâdane et plusieurs joueurs algériens ont ouvertement critiqué l'arbitrage du Béninois Koffi Codjia. Le président de la commission arbitrage de la CAF reconnait "des erreurs".

Quatre buts pour l'Egypte, dont un penalty, et trois exclusions pour l'Algérie: l'arbitrage du Béninois Koffi Codjia en demi-finale de la CAN-2010 jeudi à Benguela a suscité de nombreuses critiques.

"C'était planifié"

Le sélectionneur de l'Algérie, Rabah Saâdane, est le premier à l'avoir accusé: "L'arbitre a expulsé gratuitement notre meilleur défenseur, c'était bien planifié avant. Il faut voir la réalité: le match, c'est l'arbitre qui l'a fait basculer, c'est clair et net".

"On a eu deux adversaires ce soir: l'Egypte et l'arbitre", a renchéri Bougherra.

Saâdane discerne une "planification" en raison du premier carton jaune adressé à Halliche, dès la demi-heure de jeu et de manière sévère, pour une charge peu rude. Le deuxième avertissement, lui valant exclusion, semblait inévitable, puisque le défenseur annihilait une occasion de but de Meteeb (38e).

La presse algérienne a dès lors ironisé sur l'arbitrage. "L'arbitre Koffi Codjia qualifie l'Egypte en finale", titrait El Khabar (privé). Une qualification due "à un joueur du nom de l'arbitre Coffi Codjia", écrivait encore le quotidien arabophone, l'un des deux journaux à paraître le vendredi.

Mais l'Algérie peut aussi remercier l'arbitre de ne pas avoir exclu plus tôt son gardien Chaouchi. Juste après le penalty, celui-ci se précipite vers M. Codjia, furieux que le tireur égyptien ait marqué un temps d'arrêt dans l'exécution de son penalty. Chaouchi agrippe l'arbitre par la manche et approche son crâne du sien. Et il s'en sort avec un simple carton jaune.

"Il y avait beaucoup de tensions"

"C'est évident qu'il a fait des erreurs mais il y avait beaucoup de tensions, a expliqué le président de la commission arbitrage de la CAF, Amadou Diakité. Ca ne doit pas remettre en cause l'intégrité des arbitres. Ils n'ont pas donné un coup de pouce à l'Egypte sinon elle serait au Mondial".

"La 1re phase s'est déroulée sans incident majeur, a-t-il ajouté. S'il y a eu des erreurs à partir des quarts, elles sont surtout le fait des assistants et résultent de manques d'appréciation et de concentration. "

Anjorin El Hadj Moucharaf, le président de la Fédération béninoise, n'a "aucun doute sur l'homme qui a souvent été honoré par la CAF. Les arbitres sont des hommes, ils peuvent se tromper. Je le connais bien, il a un mental fort. Je vais l'appeler pour savoir ce qui s'est passé. Il n'avait aucun intérêt à tricher car il peut entrer dans l'histoire en étant le 1er arbitre retenu pour trois coupes du monde. "

Toujours est-il que ce match intervient après un quart de finale où l'Egypte avait bénéficié d'un but qui n'existait pas, lorsque le coup franc de Hassan est détourné par le gardien camerounais sur sa barre. Le ballon rebondit sur la ligne mais ne la franchit pas. De quoi relancer le débat sur l'arbitrage vidéo, au minimum sur le franchissement de ligne de but.

Les mauvaises langues assurent que l'Egypte est privilégiée: la CAF n'a-t-elle pas ses bureaux au Caire ? "Nous ne sommes pas qualifiés à la Coupe du monde justement à cause d'une erreur d'arbitrage", a observé Chaouki Gharib, sélectionneur adjoint de l'Egypte, afin de couper court aux accusations de favoritisme.

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Maghreb & Moyen-Orient

Maroc : de blocages en échecs, le conflit du Sahara occidental semble s'enliser

Maroc : de blocages en échecs, le conflit du Sahara occidental semble s'enliser

De blocages en échecs, le conflit du Sahara occidental, parmi un des plus anciens au monde, semble s'enliser dans les sables du désert après la décision du Maroc de retirer sa confiance à l'&ea[...]

Égypte : la bataille du second tour de la présidentielle est engagée

Les deux finalistes de la présidentielle égyptienne, le Frère musulman Mohammed Morsi et Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre de Hosni Moubarak, ont cherché samedi à élargir leurs[...]

Algérie : l'installation de la nouvelle Assemblée perturbée par les islamistes

L'installation de la nouvelle assemblée nationale élue le 10 mai en Algérie a été perturbée par des députés islamistes de l'Alliance de l'Algérie Verte (AVV) qui ont[...]

Tunisie : des groupes salafistes "menacent les libertés" selon une ONG

Des groupes salafistes menacent les libertés en Tunisie, a estimé vendredi le président d'honneur de la Ligue tunisienne de la défense des droits de l'homme (Ltdh) l'avocat Mokhtar Trifi.[...]

Tennis : les Africains de Roland Garros

Le tennis n’est assurément pas le sport le plus pratiqué d’Afrique. Les joueurs du continent sont donc peu nombreux à participer, à partir de dimanche 27 mai, à la grand messe du[...]

Israël : les immigrés africains accusés de menacer "le rêve sioniste"

La société israélienne connait actuellement un débat violent au sujet de l’immigration africaine, certains responsables politiques appelant à l’expulsion des clandestins venus du[...]

Cinéma - Yousry Nasrallah : "Je ne me suis jamais senti aussi libre"

Le cinéaste égyptien Yousry Nasrallah, en compétition pour la Palme d'or, est arrivé à Cannes sans ses affaires, mais avec un film éminemment politique sur la révolution, dont les[...]

Syrie : petits arrangements entre parias

Comment l'Iran aide-t-il la Syrie à exporter son pétrole, en dépit des sanctions internationales ciblant les deux pays ?[...]

Présidentielle égyptienne : un islamiste face à un cacique de l'ancien régime au second tour ?

Selon les premières estimations du 25 mai, le second tour de l’élection présidentielle égyptienne devrait opposer le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, au dernier Premier [...]

France-Afrique : la révolution tunisienne a laissé des traces

Zyed Krichen est le directeur de la rédaction du quotidien tunisien "Le Maghreb".[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers