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21/01/2010 à 07:35
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Le sélectionneur du Cameroun attend 'plus et mieux' de son équipe Le sélectionneur du Cameroun attend "plus et mieux" de son équipe © AFP

Le sélectionneur du Cameroun Paul Le Guen avance que lui et son groupe ne sont "pas très contents de ce qu'on a fait jusqu'à présent" dans la CAN-2010 (défaite contre le Gabon et victoire à l'arraché contre la Zambie) et attend "plus et mieux" de son équipe. Interview.

AFP : Vous attendiez-vous à ce début de CAN compliqué?

Paul Le Guen : "On n'est pas très contents de ce qu'on a fait jusqu'à présent dans ce tournoi. On n'a pas évolué au niveau affiché cet automne, mais on est toujours en course pour se qualifier. Je n'étais pas euphorique et plein d'illusions après les éliminatoires. Je savais que c'était une équipe en mutation, qu'il fallait encore des progrès et des changements. Ce début de compétition ne fait que le confirmer".

Quels enseignements techniques tirez-vous des deux premiers matches?

"Je me doutais qu'on n'allait sûrement pas survoler le groupe. J'ai eu la confirmation qu'il fallait rester en éveil. L'équipe-type n'est jamais type indéfiniment. C'est aux joueurs de faire quelque chose; certains comme Idrissou montrent leurs qualités et font évoluer les jugements".

Justement, comptez-vous sur Idrissou et son grand gabarit?

"Idrissou est bon depuis le début de la compétition et à l'entraînement. Il pose sa candidature et me donne envie de le titulariser, c'est ce que j'attends de chacun. Son potentiel athlétique est intéressant, même si Webo est capable aussi de dévier les ballons. Etre remplaçant, ce n'est jamais facile à accepter, mais Idrissou et Chedjou sont intervenus de façon efficace".

Quelles sont les forces de la Tunisie?

"Je l'ai regardée jouer contre la Zambie. Elle a bien joué, c'est une équipe forte, avec des attaquants qui peuvent être dangereux. Ils ont aussi une bonne base arrière avec leur capitaine Haggui qui dirige tout ça".

Eto'o ne s'est pas entraîné lundi et Alexandre Song mardi. . .

"On a joué dimanche, on va jouer jeudi, les joueurs qui jouent tous les matches n'ont pas besoin de s'entraîner tous les jours. Ce sont des joueurs clés dans leurs clubs. Que Samuel ne se soit pas entraîné lundi, peu importe: l'essentiel, c'est qu'il récupère. D'autres ont plus besoin de s'entraîner parce qu'ils jouent moins en club ou dans cette compétition".

Quel sera votre message aux joueurs?

"Mon premier message, je le leur ai déjà transmis: j'attends plus et mieux de l'équipe. On a montré dans un passé récent qu'on était capables de mieux faire, à condition de bien se concentrer, d'être complètement investis et engagés. Il faut jouer pour gagner et surtout ne pas partir sur l'idée d'un 0-0 qui pourrait nous qualifier, mais qui serait très risqué à jouer d'emblée".

Avez-vous un problème pour le poste d'arrière gauche?

"Binya est bien entré contre la Zambie. Lorsque Assou-Ekotto a déclaré forfait (fin décembre), j'ai beaucoup cherché et n'ai pas trouvé d'arrière gauche de manière évidente et au niveau. C'est pour ça que j'ai titularisé Binya en deuxième période, et je suis content de lui. Bedimo peut revenir dans la course; il avait fait de bons éliminatoires. Il faut qu'il retrouve de la confiance et qu'il soit plus entreprenant sur son côté gauche".

Trois mondialistes (Côte d'Ivoire, Ghana, Algérie) se sont déjà qualifiés, cela ferait désordre si le Cameroun ne l'était pas. . .

"C'est difficile de comparer les parcours. Le nôtre en éliminatoires a été plus laborieux que d'autres. Mais c'est dur de comparer les valeurs. La Côte d'Ivoire et le Ghana sont passés dans des circonstances particulières. A trois dans un groupe, on se qualifie plus rapidement. Comparons les choses comparables".

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