04/12/2009 à 07h:36 Par AFP
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La présidentielle n'a pu se tenir dimanche en raison de problèmes techniques et financiers La présidentielle n'a pu se tenir dimanche en raison de problèmes techniques et financiers © AFP

L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire, reportée depuis 2005, se tiendra "fin février-début mars 2010", ont annoncé les principaux dirigeants ivoiriens à l'issue d'une réunion autour du "facilitateur" Blaise Compaoré à Ouagadougou.

Le premier tour du scrutin aura lieu "fin février-début mars 2010", indique le communiqué publié à l'issue d'une rencontre au palais présidentiel des membres du Cadre permanent de concertation (CPC), chargé de veiller à l'application de l'accord de paix signé en 2007 sous l'égide du président burkinabè.

Cet organe est composé de M. Compaoré, du chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, du Premier ministre Guillaume Soro et des deux leaders de l'opposition, l'ex-président Henri Konan Bédié et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara.

Cette annonce intervient alors que la présidentielle n'a pu se tenir le dimanche 29 novembre en raison, selon le CPC, "des contraintes d'ordre technique et financier ainsi que des tâches importantes restant à réaliser".

Il s'agit du sixième report de l'élection depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005.

1,033 million de "cas litigieux"

Le scrutin est censé clore la grave crise politico-militaire née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) de M. Soro, qui contrôle depuis lors le nord du pays.

Lancé la semaine dernière, le règlement des contentieux sur la liste électorale provisoire (qui concerne 1,033 million de "cas litigieux" sur quelque 6,3 millions de personnes recensées) doit être bouclé en décembre, selon le communiqué final.

Doivent suivre en janvier la publication de la liste définitive et la production des cartes d'électeur et d'identité, avant la distribution des cartes et la campagne électorale en février.

Sans surprise, le huis-clos de jeudi n'a donc pas donné lieu à la fixation d'un nouveau rendez-vous précis, mais le CPC a "invité" la Commission électorale indépendante (CEI) à "proposer au gouvernement une date le plus tôt possible" pour le premier tour.

Le président français Nicolas Sarkozy a répété à son homologue ivoirien qu'il souhaitait également qu'une nouvelle date soit "rapidement" fixée, lors d'un entretien téléphonique rapporté par l'Elysée et tenu le jour même de la réunion de Ouagadougou.

Problèmes de sécurisation

L'entourage du Premier ministre comme la CEI s'étaient montrés très réticents ces derniers jours à fixer une nouvelle date, tandis que M. Gbagbo jugeait qu'"il ne faut plus raisonner en terme de date mais en terme de masse de travail qu'il reste à faire". A l'inverse, l'opposition réclamait que le flou soit dissipé.

Les participants ont également exprimé leur "préoccupation" concernant la sécurisation du processus électoral et exhorté les parties à "poursuivre leurs efforts".

Toujours embryonnaire, la sécurisation doit incomber au Centre de commandement intégré (CCI), état-major mixte censé déployer 4. 000 éléments loyalistes et 4. 000 FN à travers le pays. Mais sa mise en oeuvre a été entravée par des problèmes financiers et statutaires.

Le CPC a par ailleurs "insisté sur l'importance de l'accès équitable" des partis et candidats aux médias d'Etat pendant la pré-campagne électorale, et du "respect de l'égalité d'accès" entre les 14 candidats durant la campagne.

L'opposition avait dénoncé récemment ce qu'elle considère comme la mainmise du camp Gbagbo sur la télévision publique.

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