04/12/2009 à 07h:34 Par AFP
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Des policiers sud-africains à Johannesburg avant l'ouverture de la Coupe des Confédérations Des policiers sud-africains à Johannesburg avant l'ouverture de la Coupe des Confédérations © AFP

Pays-hôte de la Coupe du monde de football 2010, l'Afrique du Sud travaille d'arrache-pied pour faire oublier sa triste réputation en matière de sécurité et ne veut pas qu'un incident vendredi, en marge du tirage au sort, occulte les efforts déployés.

"La police, l'armée et les services de renseignement sont prêts à parer à toute éventualité, que ce soit sur terre, dans les airs ou sur la mer" pour assurer la sécurité de la cérémonie, a assuré la porte-parole de la police, Sally de Beer.

Les patrouilles ont été renforcées, des équipements de pointe déployés et l'espace aérien sera limité vendredi au-dessus de la ville touristique du Cap (sud-ouest) qui accueille le tirage au sort.

Il s'agit de protéger les invités du monde du sport (David Beckham, Haile Gebreselassie. . . ) ou du spectacle (Charlize Theron, Johnny Clegg. . . ), mais aussi les fans qui suivront l'événement sur de grands écrans installés pour l'occasion.

Environ 100. 000 personnes sont attendues dans la zone commerciale du front de mer du Cap, où les personnels de sécurité ont suivi un entraînement spécial et où des dizaines de caméras de surveillance ont été installées.

Mais ce dispositif n'est que la pointe de l'iceberg. L'Afrique du Sud, où une cinquantaine de meurtres sont commis chaque jour et près de 250. 000 cambriolages par an, se prépare depuis des années pour assurer une Coupe du monde sûre.

Chère sécurité

Le pays dépensera au total 1,3 milliard de rands (177 millions de dollars, 117 millions d'euros) pour la sécurité du Mondial, a rappelé jeudi au Cap le ministre de la Police Nathi Mthethwa.

La police, qui va déployer 41. 000 hommes pour le tournoi, a suivi une formation au contrôle des foules organisée par des gendarmes français. Elle a également acheté de nouveaux hélicoptères, des canons à eau et 100 véhicules de patrouille spécifiquement pour le Mondial.

Des exercices d'entraînement ont également été organisés avec l'armée et les services de renseignement pour préparer les forces de l'ordre à tout risque terroriste.

"Nous avons un beau pays, peuplé de belles gens, a souligné le ministre. Nous ne laisserons pas une minorité gâcher cette image. "

"Il ne restera plus aux criminels qu'un très, très petit espace et nous allons couper l'oxygène dans cet espace", a repris le directeur de la police nationale, Bheki Cele.

"Soyez accueillants avec les visiteurs"

Pour rassurer les quelque 450. 000 visiteurs attendus pendant la compétition (11 juin-11 juillet), le chef du comité local d'organisation, Danny Jordaan, rappelle régulièrement que le pays a organisé plusieurs grands événements sportifs, dont la Coupe du monde de rugby en 1995, sans anicroches.

En 2009, le pays a notamment accueilli le championnat d'Inde de cricket et la Coupe des confédérations de football, répétition pour le Mondial. "Si vous croyez que les Sud-africains sont agressifs, c'est injuste, a-t-il redit cette semaine. Il n'y a eu aucun incident sécuritaire pendant ces événements. "

Comme pour enfoncer le clou, le président Jacob Zuma a appelé mardi ses concitoyens à "montrer que nous sommes une nation fière et attentionnée".

"Soyez accueillants avec les visiteurs qui viendront nous voir. Occupez vous bien d'eux, a-t-il poursuivi. Montrez leur votre amour, votre hospitalité. Ils sont nos amis. "

Mais le message peine à passer. En novembre, l'équipe du Japon, venue jouer un match amical contre la sélection nationale, avait reçu pour ordre de rester à l'hôtel. Et en juin, le Onze allemand se déplaçait en gilets pare-balles.

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Afrique du sud

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