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20/11/2009 14:41:18 | AFP

Le secrétaire exécutif des FDLR, résidant en France, prêt à "coopérer" avec la justice

Un membre des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), à Nyabiondo en RDCUn membre des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), à Nyabiondo en RDC© AFP

Après l'arrestation du chef des FDLR, Ignace Murwanashyaka en Allemagne, le secrétaire exécutif de l'organisation, Callixte Mbarushimana, qui se dit prêt à coopérer avec la justice française.

Le secrétaire exécutif de la rébellion hutu rwandaise (FDLR), Callixte Mbarushimana, qui vit en France, s'est dit vendredi "disponible" et prêt à "coopérer sereinement avec la justice française", selon une déclaration transmise à l'AFP à Nairobi.

"Comme il n'a cessé de l'exprimer, M. Mbarushimana reste entièrement disponible et disposé à coopérer sereinement avec la justice française dans toutes les initiatives qu'elle décidera d'engager", assure cette déclaration signée de l'intéressé.

La France incitée à arrêter des chefs des FDLR

Le chef des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), Ignace Murwanashyaka, et son adjoint, Straton Musoni, ont été arrêtés mardi en Allemagne pour crimes de guerre et contre l'humanité.

Ils sont soupçonnés d'avoir coordonné des exactions commises entre janvier 2008 et juillet 2009 par les FDLR, qui regroupent quelque 5. 000 rebelles hutu rwandais installés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), région frontalière du Rwanda.

Le Rwanda et la RDC se sont félicité de ces arrestations, appelant d'autres pays, comme la France et les Etats-Unis, à faire de même avec d'autres chefs des FDLR. Le secrétaire exécutif du mouvement rebelle notamment réside actuellement en France.

Selon le ministère français des Affaires étrangères, une procédure est actuellement en cours à son encontre, pour son implication présumée dans le génocide rwandais.

Dans leur déclaration, les FDLR rappellent que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) "l'a blanchi des crimes allégués à travers une ordonnance de non-lieu signée par la procureur Carla Del Ponte en septembre 2002".

Paris s'était félicité de l'arrestation des deux responsables FDLR en Allemagne, déclarant être déterminé "à contribuer activement au renforcement de l'action de la communauté internationale contre les responsables du génocide rwandais et les groupes armés qui déstabilisent l'Est de la RDC".

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