26/10/2009 à 10h:42 Par AFP
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le directeur de l'AIEA, Mohamed El-Baradei Le directeur de l'AIEA, Mohamed El-Baradei © AFP

Alors que les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique doivent inspecter le site nucléaire de Qom, en Iran, les autorités du pays ont affirmé être disposées à lâcher du lest dans le cadre d'un accord international.

L'Iran est prêt à livrer une partie de son uranium faiblement enrichi pour obtenir du combustible pour son réacteur de recherche de Téhéran dans le cadre d'un accord international, a déclaré lundi le chef de la diplomatie iranienne, Manoucher Mottaki.

"Pour assurer le combustible, nous pouvons comme par le passé l'acheter ou nous pouvons livrer une partie de notre combustible (l'uranium enrichi à 3,5%) dont nous n'avons pas besoin", a déclaré M. Mottaki. "Le choix entre ces deux options est actuellement à l'examen et nous annoncerons le résultat dans quelques jours", a déclaré M. Mottaki.

De leur côté, les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devaient poursuivre lundi leur inspection du nouveau site d'enrichissement d'uranium près de Qom, au second jour de leur visite en Iran. Les quatre membres de la délégation arrivée dimanche matin à Téhéran se sont déjà rendus dimanche sur le chantier de l'usine d'enrichissement en construction près de Qom, à une centaine de kilomètres au sud de Téhéran.

Vérifier le caractère civil des activités iraniennes

Les responsables iraniens ont déclaré ces dernières semaines que le nouveau site avait été créé, à côté d'une base militaire, dans le but de protéger le programme d'enrichissement iranien contre toute éventuelle attaque militaire menée par Israël ou encore les Etats-Unis.

Dimanche, le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) a confirmé à l'AFP que les inspecteurs de l'AIEA s'étaient rendus sur le site et l'agence Mehr a rapporté que ces experts devaient y réaliser plusieurs visites pendant leur séjour de trois jours en Iran.

Les inspecteurs, qui n'ont fait aucun commentaire à la presse depuis leur arrivée en Iran, doivent vérifier les informations fournies par Téhéran et le caractère civil du site de Qom, dont l'existence a été révélée le 21 septembre dernier par l'Iran dans une lettre à l'AIEA.

Sanctions internationales

Les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique en utilisant son programme nucléaire civil, en particulier son programme d'enrichissement d'uranium, ce que Téhéran rejette. L'Iran enrichit l'uranium à moins de 5% dans son usine de Natanz (centre), un niveau seulement utilisable à des fins civiles mais l'enrichissement d'uranium poussé à plus de 90% peut également avoir un but militaire.

Paris, Moscou et Washington tentent d'obtenir, via l'AIEA, que Téhéran accepte un accord organisant l'enrichissement supplémentaire du minerai iranien en dehors de l'Iran, afin de lever les inquiétudes sur la nature des activités nucléaires de la République islamique.

L'Iran refuse de geler ses activités d'enrichissement d'uranium malgré cinq résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, dont trois assorties de sanctions, demandant leur suspension.

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Moyen-Orient

Israël : les immigrés africains accusés de menacer 'le rêve sioniste'

Israël : les immigrés africains accusés de menacer "le rêve sioniste"

La société israélienne connait actuellement un débat violent au sujet de l’immigration africaine, certains responsables politiques appelant à l’expulsion des clandestins venus du cont[...]

Football - Palestine : Makram Dabboub, un Tunisien chez les Chevaliers

Ancien gardien de but de l’Espérance Tunis et de Zarzis, Makram Dabboub (39 ans) travaille en Palestine depuis un an et demi. Il appartient aujourd’hui au staff technique de l’équipe nationale[...]

Israël : Netanyahou s'offre les pleins pouvoirs

En annonçant, contre toute attente, la mise en place d'un gouvernement d'union nationale avec le parti centriste Kadima, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou s'assure une écrasante majorité[...]

Plus divisée que jamais, la Syrie est au bord de la guerre civile

Des attentats de plus en plus sanglants, un plan onusien qui s'enlise, une opposition divisée et déjà 12 000 morts depuis mars 2011... Le pays est au bord d'une guerre civile dont on n'entrevoit pas[...]

Tournoi de football en Palestine : quatre joueurs mauritaniens coincés en Jordanie

Conviés au tournoi international de football de la Nakba en Palestine, organisé à l’occasion de la commémoration de l’exode forcé des Palestiniens en 1948, les Mauritaniens ont [...]

Syrie : une vraie bombe à fragmentation

Avec la militarisation de l'affrontement entre le pouvoir et la rébellion, la crise syrienne déborde dangereusement les frontières du pays et fait planer le spectre d'une guerre confessionnelle à[...]

Le Kremlin accueille l'autre opposition

La délégation du Comité national pour le changement démocratique (CNCD), groupement de l'opposition syrienne séculière et pacifiste, juge très positive sa rencontre du 15 avril[...]

Iran - Israël : Tel-Aviv trébuche sur l'Europe

La représentante de l'Union européenne pour la politique extérieure et de sécurité, Catherine Ashton, juge "constructives et utiles" les négociations engagées avec l'Iran[...]

Israël : prisonniers du désert

Dans le Néguev, l'État hébreu construit un gigantesque centre de détention. L'ultime étape pour les clandestins subsahariens. Avant l'expulsion.[...]

Tunisie : Mahmoud Abbas et Moncef Marzouki discutent de la "réconciliation palestinienne"

Le président tunisien Moncef Marzouki et son homologue palestinien Mahmoud Abbas, arrivé samedi à Tunis pour une visite de quatre jours, ont discuté de la "réconciliation[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers