22/10/2009 à 16h:05 Par AFP
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi, le 29 septembre 2009 à Téhéran Le chef du programme nucléaire iranien Ali Akbar Salehi, le 29 septembre 2009 à Téhéran © AFP

Les négociations entre l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) et l'Iran devraient aboutir rapidement. Le régime de Mahmoud Ahmadinejad affirme d'ores et déjà qu'il n'abandonnera pas son droit à enrichir de l'uranium sur son sol, même en quantité limitée.

L'Iran ne renoncera pas à son droit à l'enrichissement d'uranium mais ne veut pas aller au-delà d'un niveau de 5% car il n'en a pas besoin, a répété le chef de l'Organistation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi dans un entretien publié jeudi.

"Comme nous l'avons dit par le passé nous ne renoncerons pas à nos droits. Mais il n'y a pas besoin de faire un enrichissement d'uranium au-delà de 4 ou 5% car les réacteurs que nous utilisons ont besoin d'un uranium enrichi au maximum à 5%", a déclaré M. Salehi au quotidien gouvernemental Iran. "Par conséquent, l'enrichissement à 5% est le niveau le plus élevé que nous voulons avoir pour nos réacteurs, mais cela ne veut pas dire que nous renonçons à notre droit pour un enrichissement à un niveau plus élevé", a-t-il ajouté.

Il a ainsi réaffirmé que "l'Iran avait la capacité de faire de l'enrichissement à 20% mais préfère se procurer le combustible (pour le réacteur de recherche de Téhéran, ndlr) de l'extérieur". "Cette politique cache de nombreux messages (adressés à la communauté internationale, ndlr), dont je ne veux pas parler", a-t-il prévenu.

Âpres négociations

Après deux jours et demi de négociations entre l'Iran, la Russie, les Etats-Unis et la France, un projet d'accord a été élaboré par l'AIEA à Vienne. Selon des diplomates, il prévoit le transfert en Russie d'une partie du stock d'uranium enrichi à 5% que Téhéran possède. Ensuite, la Russie doit enrichir cet uranium à hauteur d'environ 20% avant que la France ne le transforme en combustible pour le réacteur de recherche de Téhéran.

M. Salehi a indiqué que le volume de l'uranium faiblement enrichi qui serait transféré à l'étranger en vertu de l'accord "n'est pas très important. Ce n'est pas une grande affaire", a-t-il ajouté.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a donné jusqu'à vendredi à l'Iran et au trio Etats-Unis, Russie, France pour se prononcer sur ce "projet d'accord".

L'Etat hébreu sur le qui-vive

Israël s'est dit jeudi inquiet d'un éventuel accord. "Israël s'inquiète de l'éventualité d'un tel accord. Nous espérons que les dirigeants du monde ne vont pas s'enfoncer la tête dans le sable et ignorer les risques encourus", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Elie Yishaï, à la radio publique israélienne.

Selon la radio publique, le président et le Premier ministre israéliens, Shimon Peres et Benjamin Netanyahu, ont également fait part de leurs craintes lors d'entretiens mercredi à Jérusalem avec l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice. Les principaux quotidiens israéliens ont de leur côté généralement estimé que l'accord ne faisait que différer le problème du nucléaire iranien.

Israël accuse l'Iran, qu'il considère comme son principal ennemi, de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran. Un accord entre l'Iran et les puissances nucléaires est considéré comme crucial pour tenter d'apaiser les tensions sur le programme nucléaire controversé, dont Téhéran affirme qu'il est purement civil.

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

Moyen-Orient

Le cru 2011 des fatwas

Et si on oubliait la liste des catastrophes naturelles, des révoltes arabes et des crises financières pour ne retenir que les meilleures fatwas de l'année écoulée ? Car il y a bien longtemps que [...]

Syrie : pourquoi Bachar Al-Assad résiste encore

Malgré l'intensification de l'insurrection armée et des pressions internationales, le président syrien, Bachar Al-Assad, plie, mais ne rompt pas. Son recours habile à plusieurs atouts maîtres n'y[...]

Syrie : les États-Unis ferment leur ambassade, les morts s'accumulent

Le département d’État américain a annoncé lundi avoir fermé son ambassade en Syrie et évacué tous ses fonctionnaires présents sur place. L’ambassade était[...]

Syrie : le veto donne au régime un "permis de tuer dans l'impunité"

Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a affirmé dimanche que le double veto de Moscou et de Pékin à une résolution sur la Syrie à[...]

Pétrole : le jeu dangereux de l'Arabie Saoudite

Pour continuer à acheter la paix sociale, Riyad a choisi de faire monter les cours de l'or noir. Un choix qui n'est viable ni politiquement ni économiquement.[...]

ONU - Syrie : pourquoi la Russie penche du côté de Bachar al-Assad

Alors que les affrontements s’intensifient en Syrie, la Russie a une nouvelle fois rejeté, dans la soirée du 31 janvier, lors d’une réunion du Conseil de sécurité[...]

Syrie : 66 morts dimanche, l'opposition veut presser l'ONU d'intervenir

L'opposition syrienne entend faire monter la pression sur la communauté internationale, et en particulier sur la Russie, en vue d'une intervention de l'ONU dans le pays, où les violences ont encore fait au moins[...]

Fondation Shafallah : le Qatar mobilise le monde pour les handicapés de crise

Lors d’un forum organisé à Doha par la fondation Shafallah, sous le patronage de Son Altesse Cheikha Mozah, épouse de l’émir du Qatar, des dizaines d’acteurs politiques et associatifs[...]

Syrie : la mission des observateurs suspendue en raison des violences

La mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie a été suspendue samedi en raison de la recrudescence des violences contre les civils, le chef de l'organisation panarabe accusant le président Bachar[...]

Iran : Barbie et les barbus , acte II

Les poupées Barbie en Iran, c'est fini. Si elles étaient tolérées jusque là, elles doivent désormais circuler... sous le manteau.[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers