04/10/2009 à 19h:00 Par AFP
Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Imprimer Envoyer Partager cet article
Une forme d''intervention internationale' est envisagée pour résoudre la crise Une forme d'"intervention internationale" est envisagée pour résoudre la crise © AFP

La France estime qu'"on ne peut plus travailler" avec le chef de la junte en Guinée, le capitaine Moussa Dadis Camara, après la répression sanglante d'une manifestation lundi dernier à Conakry, a affirmé dimanche le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

Le ministre français, interrogé par le quotidien le Figaro, la chaine de télévision LCI et la radio RTL dans une émission conjointe, a précisé que la France travaillait à une forme d'"intervention internationale" pour résoudre la crise en Guinée.

"Peut-on faire une mission internationale ? Nous avons alerté la Cedeao (communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), il faut que le Nigeria soit d'accord, nous y travaillons", a déclaré Bernard Kouchner.

"Le danger de guerre inter-communautaire est immense. Il s'est passé cette chose effrayante et sauvage, nous ne pouvons pas l'accepter", a-t-il également dit. "Il me semble qu'aujourd'hui, on ne peut plus travailler avec Dadis Camara et qu'il faut qu'il y ait une intervention internationale", a-t-il ajouté.

"Ce n'est pas à la France de prendre des décisions"

Bernard Kouchner a rappelé que le président burkinabè Blaise Campaoré se rendait lundi à Conakry pour tenter de faire baisser la tension, dans le cadre d'une mission confiée par ses pairs de la Cedeao.

Il a souligné que la France voulait agir avec ses partenaires africains sur le dossier guinéen. "Ce n'est pas à la France de prendre des décisions là-dessus, on n'est plus au temps de la Françafrique", cette relation opaque et complexe entretenue pendant des décennies par Paris avec ses anciennes colonies, a-t-il ajouté.

"Même Amin Dada n'avait pas fait ça"

Le ministre français a souligné l'extrême violence de la répression lundi dernier à Conakry, qui a fait au moins 157 morts et 1. 200 blessés, selon une ONG.

"Il y a eu un déferlement de violence. . . Même (l'ex-dictateur ougandais Idi) Amin Dada n'avait pas fait ça (. . . ) Là on égorgeait les femmes sous les yeux de leurs maris, on les violait, on les tuait", a dit le ministre français.

Tous droits de reproduction et de représentation ImprimerImprimer EnvoyerEnvoyer Partager cet articlePartager

International

Tennis : les Africains de Roland Garros

Tennis : les Africains de Roland Garros

Le tennis n’est assurément pas le sport le plus pratiqué d’Afrique. Les joueurs du continent sont donc peu nombreux à participer, à partir de dimanche 27 mai, à la grand messe du te[...]

France : François Hollande et la francophonie

«François Hollande a compris que l'Organisation internationale de la francophonie [OIF] était un cadre intéressant pour faire avancer la démocratie en Afrique, sans trop mettre la France en[...]

Cinéma - Yousry Nasrallah : "Je ne me suis jamais senti aussi libre"

Le cinéaste égyptien Yousry Nasrallah, en compétition pour la Palme d'or, est arrivé à Cannes sans ses affaires, mais avec un film éminemment politique sur la révolution, dont les[...]

Namibie : le génocide oublié

Au tout début du XXe siècle, en Namibie, les colons allemands entreprirent d'exterminer systématiquement les peuples herero et nama. Dans un documentaire poignant, la réalisatrice Anne Poiret[...]

Syrie : petits arrangements entre parias

Comment l'Iran aide-t-il la Syrie à exporter son pétrole, en dépit des sanctions internationales ciblant les deux pays ?[...]

France : Hollande et les Arabes

Gilles Kepel est politologue français, spécialiste de l'islam et du monde arabe[...]

Festival de Cannes : Dieudonné, "L'Antisémite" indésirable

Dieudonné n’aura pas les primeurs du festival de Cannes. Le marché du film du Festival de Cannes a obtenu, jeudi 24 mai, l’annulation de la projection de son premier long-métrage, intitulé[...]

France-Afrique : la révolution tunisienne a laissé des traces

Zyed Krichen est le directeur de la rédaction du quotidien tunisien "Le Maghreb".[...]

État-Unis - Sénégal : les éloges de Carson à... Wade

Barack Obama avait promis en 2008 de soutenir la démocratie partout en Afrique. Abdoulaye Wade ayant accepté le verdict des urnes, Johnnie Carson chargé des affaires africaines au côté d'Hillary[...]

France - Maroc : le roi Mohammed VI reçu à l'Élysée par François Hollande

En visite privée en France, le souverain marocain Mohammed VI a été reçu à l’Élysée, jeudi 24 mai, dans l’après-midi. Il est le premier chef d’État[...]

Dernière Minute

Toutes les dépèches
Voir tous les dossiers