28/09/2009 à 16h:00 Par AFP
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Les ex-candidats réclament chacun un représentant dans la salle de recomptage Les ex-candidats réclament chacun un représentant dans la salle de recomptage © AFP

Les candidats de l'opposition gabonaise, auteurs de recours en annulation de la présidentielle, ont refusé mardi vers 18H30 (17H30 GMT) de cautionner le recomptage à Libreville des voix de l'élection par la Cour constitutionnelle, qui ne prévoit que la présence d'huissiers.

"La Cour nous a dit qu'elle fait un travail interne et qu'elle voulait que les huissiers soient là pour attester qu'elle a vraiment fait ce travail. Ce recomptage n'a pas de valeur pour nous, ni la vérité que nous recherchons", a affirmé à la presse l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, officiellement classé 2e (25,88%) et qui revendique la victoire.

Le recomptage devait initialement commencer à 14H00 locales (13H00 GMT) mais s'est heurté à d'importants différends de procédure dénoncées par l'entourage de candidats battus.

Les discussions entre la Cour et l'opposition ont achoppé notamment sur la présence à la fois d'un huissier et d'un représentant de chaque candidat dans la salle de recomptage alors que la Cour ne proposait que la présence d'un huissier par requérant, sans accepter la présence de représentants des requérants.

"Nous avons confiance dans la Cour"

Après près de cinq heures de négociations mardi, les requérants dont André Mba Obame et quatre candidats en personne, ont décidé de quitter les lieux.

"Nous sommes prêts à participer au recomptage à condition qu'il corresponde à ce que nous demandons dans nos recours: qu'il y ait confrontation des procès-verbaux (des résultats de chaque bureau de vote), des listes d'émargement et des feuilles de dépouillement des 2. 815 bureaux en présence des représentants des candidats", a affirmé M. Mba Obame.

"La Cour nous a dit que ça (le recomptage dans les conditions demandées) peut se faire plus tard. Nous avons confiance dans la Cour", a conclu M. Mba Obame.

Ali Bongo, fils du président Omar Bongo décédé en juin après 41 ans au pouvoir, a été été déclaré vainqueur du scrutin à tour unique du 30 août avec 41,73% des suffrages devant M. Mba Obame et l'opposant historique Pierre Mamboundou (3e, 25,22%), qui revendiquent eux aussi la victoire.

11 requêtes en annulation

Onze requêtes en annulation de la présidentielle dont celles de MM Mba Obame et Mamboundou ont été introduites auprès de la Cour constitutionnelle. Selon la Constitution, la Cour doit apurer ce contentieux avant que M. Ali Bongo soit investi.

L'annonce, le 3 septembre, des résultats a été suivie par des incidents à Libreville, d'émeutes et pillages à Port-Gentil (ouest), où trois personnes sont mortes selon un bilan officiel. L'opposition, elle, a recensé 5 morts lors des troubles et une 6e personne tuée par la suite dans cette ville, capitale économique et fief de l'opposition.

M. Mba Obame arrive en tête à Libreville alors que M. Mamboundou était arrivé en tête à Port-Gentil, selon les résultats officiels.

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