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29/09/2009 à 10h:58
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La coopération technique se fait via le centre de lutte anti-drogue en Méditerranée La coopération technique se fait via le centre de lutte anti-drogue en Méditerranée © AFP

La France et le Maroc veulent intensifier leur coopération en vue de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue. Brice Hortefeux, le ministre français de l'Intérieur, a rencontré Chakib Benmoussa, son homologue marocain, à cet effet.

La lutte contre le terrorisme et le trafic des stupéfiants ont été au centre de discussions, lundi à Rabat, entre le ministre français de l'Intérieur Brice Hortefeux et son homologue marocain Chakib Benmoussa, a-t-on indiqué de source officielle.

"Au titre de la lutte contre le terrorisme, la coopération (entre les deux ministères, ndlr) sera notamment renforcée par un échange soutenu, régulier et rapide d'informations par leurs services", selon un communiqué conjoint publié à l'issue de ces entretiens. Les deux ministres, ajoute le texte, ont eu un "échange approfondi sur la dimension régionale du terrorisme, qui constitue (...) un véritable défi, non seulement pour les deux pays mais également pour les pays d'Afrique du nord et de l'Europe". La France, souligne-t-on à cette occasion, "est très attentive aux menaces" qui peuvent être formulées, notamment par Al-Qaïda, et "demeure en état de vigilance permanente".

Concernant la lutte contre le trafic des stupéfiants, les deux ministres sont convenus d'intensifier les "échanges opérationnels" et leur "coopération technique dans ce domaine", précise le communiqué. Pour cela, "ils sont résolus à exploiter au maximum le centre de coordination de la lutte anti-drogue en Méditerranée, basé à Toulon (CECLAD), qui offre un nouveau cadre de coopération, dans la continuité du Centre d'Opération et d'Analyse maritime de lutte contre le trafic de drogue (MAOC-N), basé à Lisbonne".

La France et le Maroc "conviennent que ces dispositifs constituent des plateformes appropriées d'action commune contre le trafic international de drogue par voie maritime".

échanges de statistiques et de données vidéo

Dans une déclaration à la presse, le ministre français de l'Intérieur a estimé qu'en matière de lutte contre la drogue, le Maroc a enregistré des "résultats spectaculaires" entre 2004 et 2008. Durant cette période, a-t-il dit, la superfice de cannabis cultivé est tombée à 50.000 hectares - contre 134.000 en 2003 - dans le nord du royaume (zone "historique" de production de cannabis, ndlr) et les arrestations liées au trafic de drogue ont touché quelque 1.500 personnes.

Dans un entretien à l'AFP, M. Hortefeux s'est "réjoui" des progrès enregistrés dans la lutte contre la production et le trafic de cannabis au Maroc, souhaitant qu'il en soit de même pour la cocaïne.

Selon le communiqué, les deux ministères de l'Intérieur ont aussi décidé de développer leur coopération en matière de "vidéo-protection" et d'échange de "statistiques criminelles". La France renforcera avec le Maroc sa "coopération en matière de vidéo-protection" ainsi que l'échange des "statistiques criminelles", ajoute le texte.

Imams, police et délinquants

Arrivé dimanche soir à Rabat pour son premier déplacement à l'étranger depuis sa nomination à l'Intérieur, Brice Hortefeux devait encore s'entretenir lundi après-midi avec le ministre des Affaires islamiques Ahmed Taoufiq, notamment de la formation des imams. Brice Hortefeux a rappelé à cette occasion que l'Institut catholique, à Paris, avait entrepris de former des imams.

Le ministre français devait également visiter lundi en fin d'après-midi un centre de réinsertion pour jeunes délinquants à Témara, à 15 kilomètres au sud de Rabat. En fin de matinée, il avait déposé une gerbe au Mausolée Mohammed V, dans la capitale. Brice Hortefeux a devait reprendre mardi l'avion pour Paris, après avoir visité une école de police à Kénitra (40 km au nord de Rabat).

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