26/09/2009 à 13h:50 Par AFP
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Le président sud-africain Jacob Zuma (D) à son arrivée pour le G20 Le président sud-africain Jacob Zuma (D) à son arrivée pour le G20 © AFP

Le continent africain "ne doit pas être marginalisé" et doit "être considéré comme un partenaire", a estimé l'Union africaine (UA), après la transformation du G20 en "forum de coopération économique international".

Le directeur du département des affaires économiques de l'UA, l'Ivoirien René N'Guetta Kouassi, interrogé sur cette réforme décidée lors du sommet de Pittsburgh des 20 pays les plus riches de la planète, a souligné que "l'Afrique doit être considérée comme un partenaire, et ne doit pas être marginalisée".

"Continuer à marginaliser l'Afrique dans les instances internationales, cela revient à ne pas tenir compte de la réalité mondiale", a-t-il ajouté, rappelant que le continent compte plus de 900 millions d'habitants.

Village planétaire

Seules l'Afrique du Sud et l'Egypte font partie du G20, bien que d'autres pays soient régulièrement invités à participer aux débats, comme l'Ethiopie, ou le Sénégal et la Commission de l'UA, dont le président Jean Ping est actuellement aux Etats Unis pour ce sommet.

Mais pour les 53 Etats membres de l'UA, qui comptent parmi les plus pauvres de la planète, le PIB n'est pas le seul critère qui doit être retenu pour gérer l'ordre mondial.

"En ne considérant que les pays riches avec leur PIB, cela revient à poursuivre la logique de 1945, qui a donné naissance au FMI et à la BM. Nous pensons qu'au XXIe siècle, les données ont fondamentalement changé. Nous parlons d'un village planétaire dans lequel l'Afrique a son rôle à jouer", a estimé M. Kouassi.

"Il faut revoir les indicateurs de richesse et considérer d'autres facteurs, pour qu'il n'y ait pas qu'une poignée de pays qui gèrent les affaires mondiales comme depuis la fin de la seconde guerre mondiale", a-t-il indiqué, félicitant le président français Nicolas Sarkozy pour ses prises de positions récentes sur ce sujet.

Réforme du G20

Pour M. Kouassi, "il y a des erreurs à corriger pour que la voix de l'Afrique soit entendue dans le concert des nations".

Il a ajouté que "considérer seulement le G20, soit 20 pays sur plus de 170 que compte l'Onu, ça fait un peu plus de dix pour cent, donc nous pensons qu'il y a lieu de reformer profondément le système des Nations Unies pour faire en sorte que l'on tienne compte d'autres facteurs".

"Ce n'est pas normal que l'Afrique soit le seul continent sans représentant permanent au Conseil de sécurité de l'Onu", a-t-il encore déclaré.

Les dirigeants du G20 ont accepté vendredi que ce groupe devienne le "forum principal pour leur coopération économique internationale", a annoncé la Maison Blanche dans un communiqué.

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