Selon l'ONG de défense de la presse, les journalistes, gabonais et étrangers, chargés de la couverture de l'élection présidentielle à Libreville ont subi pour certains des menaces, pour d'autres des violences.
Plusieurs journalistes de médias gabonais et internationaux couvrant l'élection présidentielle du 30 août et ses suites au Gabon ont été "malmenés", a protesté jeudi l'organisation Reporters sans frontières (RSF).
"Malmenés depuis le jour du scrutin, certains journalistes ont été menacés, d'autres tabassés, et des chaînes de télévision ont vu leur signal interrompu", malgré "d'apparentes bonnes conditions de travail le jour du vote", dénonce RSF dans un communiqué transmis à l'AFP.
Les agissements incriminés sont tous liés "à de graves tensions politiques liées à l'élection présidentielle", précise l'ONG.
Caillassage et menaces de mort
RSF souligne que les médias ne doivent "pas (. . . ) être les otages de la compétition entre les candidats" et appelle à les laisser travailler librement. Selon RSF, jeudi, une équipe de France 3 a été caillassée à Libreville.
Le même jour, une équipe de la télévision privée gabonaise RTN a été prise à partie par des partisans de candidats indépendants et de l'opposition rassemblés depuis la veille devant le complexe abritant le siège de la commission électorale, dans l'attente des résultats du scrutin, indique l'ONG. Leurs caméras ont été cassées.
Tard mercredi soir, un journaliste de la radio internationale Africa N°1 a été molesté alors qu'il couvrait le même rassemblement. Depuis mardi soir, un journaliste de l'AFP a reçu des dizaines de menaces de mort par téléphone provenant d'individus non identifiés.
Le paysage médiatique gabonais a également été marqué ces derniers jours par l'attaque à l'arme automatique, par des hommes en cagoule, d'un poste émetteur satellite de la télévision Go Africa, appartenant à un des candidats, l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame, et la coupure de l'émetteur de TV+, autre chaîne de M. Mba Obame.
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