02/09/2009 à 12h:09 Par AFP
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Le chef des négociateurs iraniens Saad Jalili Le chef des négociateurs iraniens Saad Jalili © AFP

La République islamique a mis au point un plan qui fait plusieurs propositions à l'Occident sur le nucléaire iranien. Ce "programme " sera soumis à l'approbation du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi qu'à l'Allemagne.

L'Iran a préparé de nouvelles propositions et espère un nouveau round de négociations nucléaires avec les grandes puissances pour "réaliser la justice, le progrès et la paix" dans le monde, a déclaré mardi le chef des négociateurs iraniens.

"Le plan de la République islamique a été préparé. Il est prêt et sera remis (aux pays du groupe 5+1, ndlr). Nous espérons un nouveau round de négociations pour réaliser la justice, le progrès et la paix sur le plan international", a déclaré sans plus de précisions Saïd Jalili, au cours d'une conférence de presse.

Les responsables iraniens affirmaient depuis avril qu'ils allaient préparer leurs propres propositions pour des négociations nucléaires avec les grandes puissances, après une nouvelle offre de négociations en avril du groupe 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne ainsi que l'Allemagne). Les puissances du groupe 5+1 avaient demandé à l'Iran de donner sa réponse à leur nouvelle offre avant fin septembre.

L'Iran avait fait en mai 2008 une première proposition "pour régler des problèmes de sécurité, politiques et économiques internationaux", a déclaré M. Jalili. Il a ajouté qu'après le scrutin de juin et la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, pourtant contestée par l'opposition, l'Iran disposait d'une "puissance suffisante" et d'un soutien populaire "fort" pour présenter sa nouvelle offre.

Sarkozy et Merkel menacent Téhéran

La France et l'Allemagne ont appelé de nouveau à Berlin lundi, l'Iran à choisir la coopération et non l'isolement sur son programme nucléaire controversé, soulignant qu'à défaut ce pays s'exposerait à "un renforcement substantiel des sanctions". Les directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des six pays du groupe 5+1 se retrouvent mercredi en Allemagne, "pour préparer les prochaines échéances du mois de septembre, qui auront lieu à New York en marge de l'Assemblée générale des Nations unies", a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier.

Au cours du même discours, le président français a également estimé que les Iraniens "méritent mieux que les dirigeants actuels" , une déclaration qui a suscité une vive réaction de Téhéran.

"Malheureusement, la France, qui adopte des positions de plus en plus extrémistes, a décidé de s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Iran, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Programme nucléaire civil?

L'Iran est soupçonné de mener un programme nucléaire à des fins militaires, ce que Téhéran nie en insistant sur ses droits à développer un programme nucléaire pacifique à des fins énergétiques.

Dans son rapport rendu public vendredi, qualifié de "positif" par Téhéran, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) indique que l'Iran a ralenti sa production d'uranium faiblement enrichi et permis aux inspecteurs de l'ONU d'accéder au réacteur de recherche d'Arak.

Pour sa part, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré mardi que le problème du programme nucléaire iranien ne pourrait être résolu que par des processus politiques et diplomatiques. "Le meilleur moyen (...) consiste non pas à isoler Téhéran ou à le menacer d'un recours à la force, mais à l'impliquer dans une importante coopération internationale", a-t-il affirmé.

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