Longtemps fermée, la Libye fait son retour sur la scène internationale et s'ouvre petit à petit.
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Le grand jardin mitoyen de la Place verte, au coeur de Tripoli, a été fermé au public. Une scène immense, la plus grande au monde selon les organisateurs, y a été installée pour la cérémonie qui célèbrera avec faste le 40e anniversaire de la révolution libyenne mardi.
Pyrotechnie, danse et jets d'eau, notamment, sont les ingrédients du spectacle conçu et mis en scène par Martin Arnaud. A 39 ans, ce Français a déjà sur son CV les cérémonies d'ouverture du Mondial-98 de football en France et de l'Euro-2008 organisée conjointement par l'Autriche et la Suisse.
"Ca sera comme l'ouverture d'une Coupe de monde ou des jeux Olympiques. La grandeur de la scène dit tout", explique un membre de l'équipe organisatrice.
Pour réaliser un tel spectacle, la Libye n'a pas lésiné sur les moyens.
"Nous avons utilisé toute la technologie disponible au monde. Les équipements sont les plus sophistiqués sur le marché. Pour projeter sur toute la scène, nous avons pris tout le parc européen d'écrans LED (diode électroluminescente). Tout est là", affirme Martin Arnaud. Sur la scène de 120 m de large par 22 m de haut se produiront des danseurs, mais défileront aussi des chevaux "et des voitures", selon le metteur en scène.
Meilleurs artificiers du monde
Une équipe de mille techniciens et danseurs, venus de France pour la plupart, sont à la disposition de Martin Arnaud pour raconter la Libye de la préhistoire jusqu'au 40 ans qui ont suivi la révolution du 1er septembre 1969 et qui a porté le colonel Kadhafi au pouvoir.
La dernière partie du spectacle, en trois actes, sera consacrée à l'Afrique pour marquer le 10e anniversaire de l'Union africaine (UA), initiée pour une large part par le colonel Kaddafi et proclamée le 1er septembre 1999 à Syrte, en Libye. Pour les feux d'artifice qui clôtureront la cérémonie, Tripoli a "importé les meilleurs produits et eu recours aux meilleurs artificiers au monde", toujours selon Martin Arnaud.
"Cela doit coûter très cher mais je ne veux pas savoir", se contente de dire le Français, interrogé par l'AFP sur le coût d'un tel spectacle.
Autour de la scène, les grues étaient à l'oeuvre. L'équipe technique s'affairait pour régler sons et lumières. De jeunes danseurs s'étiraient, tandis que d'autres répétaient. Soudain, dans un grondement de moteurs, Mouammar Kaddafi, au coeur d'un cortège constitué d'un 4x4 et de quatre BMW, a fait son apparition.
Le numéro un libyen, en tenue couleur kaki, a fait une inspection-surprise. "Je ne réalise pas encore. Je viens de serrer la main de Kaddafi", lance un membre de l'équipe organisatrice, apparemment ravi. Pendant ce temps, les danseurs poursuivent leur répétition dans l'indifférence.
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