07/08/2009 à 13h:48 Par AFP
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Manifestation à Paris, le 7 août. Manifestation à Paris, le 7 août. © AFP

Alors qu'une manifestation anti-Ali Bongo a dégénéré à Libreville, des Gabonais ont également saisi leurs pancartes à Paris pour réclamer des élections "transparentes" et la démission du fils du défunt président.

Des dizaines de Gabonais ont manifesté vendredi à Paris pour réclamer un processus électoral "transparent" et la démission du poste de ministre de la Défense d'Ali Bongo, candidat du parti au pouvoir à la présidentielle du 30 août.

Près de 70 manifestants étaient rassemblés à quelques centaines de mètres de l'ambassade de Gabon et brandissaient des pancartes": "Ali Ben Bongo, démission", "Non au vol de nos urnes", "Non à la fraude massive" ou encore "Le Gabon mérite la démocratie".

"Nous voulons la transparence électorale. Cette fois-ci, les Gabonais ne veulent pas qu'on leur vole leurs urnes", a déclaré Yolande Bazegue, organisatrice de la manifestation, qui rassemblait plusieurs mouvements et partis gabonais ainsi que des citoyens indépendants.

"Nous voulons que tous les candidats soient sur un pied d'égalité", a-t-elle ajouté.

"Cette élection est une chance"

Les manifestants avaient l'intention de déposer à leur ambassade une lettre à transmettre à la présidente intérimaire Rose Francine Rogombé, appelant à la "démission immédiate" d'Ali Bongo, fils du défunt président Omar Bongo.

"Organisateur de l'élection, d'après l'article 17 du code électoral gabonais, il ne peut pour des raisons de bon sens, de transparence et d'équité être également compétiteur", écrit la "diaspora gabonaise".

"Toutes les élections précédentes ont fait l'objet de fraude électorale, cette élection est pour nous une chance", estimait Christian Mayandji, en France depuis 1990 où il est entrepreneur.

"Nous voulons éviter ce qui pourrait advenir en cas de fraude, la guerre civile comme en Côte d'Ivoire, ou dans les deux Congo. Il vaut mieux prévenir que guérir", a-t-il ajouté.

A Libreville, des heurts ont opposé vendredi forces de l'ordre et manifestants lors de la dispersion d'un rassemblement interdit par les autorités gabonaises. Plusieurs blessés ont été dénombrés par un journaliste de l'AFP.

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