Au Kenya, la secrétaire d'Etat américaine lie le progrès économique des Etats africains à la bonne gouvernance.
Dans un discours prononcé mercredi à Nairobi, première étape d'une tournée africaine qui doit la mener dans sept pays, la secrétaire d'Etat américaine a jugé que les progrès économiques de l'Afrique dépendaient de la "bonne gouvernance" des Etats du continent.
"Le progrès dépendra de la bonne gouvernance et de l'adhésion à l'Etat de droit, conditions essentielles pour créer un climat positif et prévisible pour les investissements et une croissance économique globale", a déclaré Hillary Clinton à l'ouverture d'une conférence ministérielle relative à la loi américaine sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa).
L'Agoa a été instauré par le Congrès américain en 2000. Actuellement signé avec une quarantaine de pays, cet accord prolongé jusqu'en 2015 établit une coopération économique et commerciale avec le continent africain. Il ouvre le marché américain aux exportations africaines afin de soutenir le développement économique, mais aussi les réformes, en Afrique subsaharienne.
"Le véritable progrès économique en Afrique dépendra de gouvernements responsables qui rejettent la corruption, appliquent l'Etat de droit et obtiennent des résultats pour leurs peuples", a insisté la secrétaire d'Etat.
"Il ne s'agit pas simplement de bonne gouvernance, il s'agit également d'affaires", a-t-elle prévenu.
"Les investisseurs ne seront pas attirés par des Etats" où "la criminalité et les violences ou la corruption entachent chaque transaction ou décision", a-t-elle poursuivi.
La secrétaire d'Etat américaine est arrivée mardi au Kenya, première étape d'une tournée de 11 jours en Afrique. Cette première étape est essentiellement consacrée au renforcement des liens économiques avec le continent et à la stabilisation de la Somalie.
Sa tournée, la plus longue depuis sa prise de fonction, vise notamment à démontrer au continent noir l'implication des Etats-Unis après la polarisation de la nouvelle administration sur d'autres régions du globe.
Hillary Clinton s'emploiera à resserrer les liens avec trois puissances du continent - Kenya, Nigeria et Afrique du Sud - et à apporter son soutien à trois pays marqués par des conflits - Angola, République Démocratique du Congo et Liberia - pour achever sa tournée par une visite au Cap-Vert.
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