L'ancien chef rebelle congolais Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi s'est déclaré partisan du boycott de la présidentielle de dimanche. Selon lui, le scrutin "est mal organisé".
L'ancien chef rebelle congolais Frédéric Bintsamou dit Pasteur Ntumi, qui ne s'était pas exprimé depuis 2008, s'est prononcé samedi en faveur du boycottage de l'élection présidentielle de dimanche, estimant qu'il s'agit d'un scrutin "mal organisé".
"Ce qui va se passer demain (dimanche) n'est pas une élection", a affirmé à l'AFP M. Ntumi dans son fief de Soumouna, un village situé à 40 km au sud de Brazzaville.
Le scrutin "est mal organisé. (. . . ) Mieux vaut que nos militants restent chez eux", a ajouté l'ex-chef rebelle, également chef du Conseil national des républicains (CNR), parti proche de l'opposition issu de son ancien mouvement armé.
M. Ntumi vit retranché depuis plus de dix ans dans le Pool, région voisine de Brazzaville où ses miliciens ninjas ont combattu l'armée régulière entre 1998 et 2003.
Six candidats partisans du boycott
Il est apparu pour la dernière fois en public en juin 2008 lors du lancement du Programme national de démobilisation, désarmement et réinsertion des ex-combattants (PNDRR) qui visait, entre autres, 5. 000 de ses hommes.
Six des treize candidats en lice pour le premier tour de la présidentielle ont appelé vendredi au boycottage du vote, après avoir réclamé plusieurs fois le report du scrutin.
2,2 millions d'électeurs sont appelés à élire le successeur du président sortant Denis Sassou Nguesso, qui brigue un nouveau septennat.
Si aucun candidat n'obtient plus de 50% des suffrages exprimés, un second tour sera organisé à une date non encore déterminée.
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