03/07/2009 à 10h:43 Par AFP
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Le président congolais sortant et candidat à la réelection Denis Sassou Nguesso Le président congolais sortant et candidat à la réelection Denis Sassou Nguesso © AFP

Le gouvernement congolais a mis en garde les "perturbateurs" potentiels de l'élection qui se déroulera le 12 juillet prochain. sa déclaration répondait aux accusations d'un membre de l'opposition pour qui tout est déjà "joué".

Le gouvernement congolais a mis en garde "tous ceux qui perturberaient l'ordre public" lors de l'élection présidentielle du 12 juillet, dans une déclaration lue vendredi à la radio d'Etat.

"Le gouvernement met en garde tous ceux qui perturberaient l'ordre public au mépris de la loi" pendant la présidentielle, a déclaré le porte-parole du gouvernement par intérim, le ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation technique, Hellot Mampouya Matson.

Le ministre a dénoncé le comportement de certains hommes, "candidats à l'élection présidentielle ou pas, qui s'illustrent par des déclarations bellicistes, séditieuses, dangereuses et mensongères tendant à créer un climat de psychose, de peur et à remettre en cause le climat de paix".

Cette déclaration fait suite aux affirmations d'un opposant, dirigeant du Parti pour l'alternance démocratique (PAD), Emmanuel Ngouélondélé, non candidat, qui a évoqué mercredi une élection "déjà jouée".

Impartialité contestée

Au cours d'une conférence de presse, Emmanuel Ngouélondélé avait affirmé qu'un candidat avait "les épreuves" et les avait "déjà corrigées", en allusion au président sortant Denis Sassou Nguesso, en lice pour un nouveau septennat.

Emmanuel Ngouélondélé avait appelé ses compatriotes à organiser des "marches pacifiques à travers tout le pays" pour réclamer un scrutin libre et transparent.

"L'élection aura bel et bien lieu le 12 juillet dans la paix et la quiétude", a assuré Hellot Mampouya Matson, soulignant que 15 gardes ont été affectés à chacun des treize candidats.

Au total, 17.000 agents de la force publique seront déployés à travers tout le territoire congolais pour sécuriser l'opération de vote.

Le scrutin doit être préparé par le ministère de l'Administration du territoire et organisé par la Commission nationale d'organisation des élections (Conel), dont l'impartialité est contestée par l'opposition.

Les dernières consultations organisées par cette structure ont été marquées par des fraudes et des dysfonctionnements dénoncés par les observateurs de l'Union africaine (UA).

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