Un accord de sortie de crise politique en Mauritanie a été solennellement signé jeudi à Nouakchott, en présence du meneur du coup d'Etat militaire du 6 août et de ses adversaires de l'opposition, sous l'égide de la communauté internationale.
Le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade, qui avait initié le processus ardu de négociations inter-mauritaniennes ayant abouti à l'accord, présidait la cérémonie.
Près de 10 mois après le coup d'Etat, l'accord a été signé au Palais des congrès par des représentants des trois pôles de la crise politique : la coalition de partis dénonçant le putsch, le parti d'opposition d'Ahmed Ould Daddah et le parti pro-putsch désormais dirigé par le général Aziz.
L'accord a également été signé par des médiateurs - dont le ministre sénégalais des Affaires étrangères - et des "témoins" de la communauté internationale, représentant l'Union européenne, la Ligue arabe ou encore l'Organisation de la conférence islamique.
Gouvernement d'unité nationale
Cet accord prévoit la démission volontaire du président renversé, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, et la formation d'un gouvernement d'unité nationale, avant une élection présidentielle le 18 juillet à laquelle tous les grands partis participeront.
La conclusion de cet accord a arrêté la campagne électorale pour la présidentielle de samedi prochain, que l'opposition boycottait et dont le général Aziz était donné grand favori, face à trois candidats peu connus.
Dans l'assistance, les partisans du putsch avaient mobilisé des dizaines de femmes qui hurlaient régulièrement "Aziz, Aziz" et agitaient le portrait du général putschiste.
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