Un ancien chef milicien Maï-Maï, le "Commandant Gédéon", sévissant au Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a été condamné à la peine de mort par un tribunal militaire, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Selon l'acte d'accusation, Kyungu Mutanga, alias Gédéon, était poursuivi par le tribunal militaire de Kipushi, à 30 km au sud-est de Lubumbashi, capitale du Katanga, pour "crimes de guerre, crimes contre l'humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme" perpétrés dans les territoires katangais de Mitwaba, Pweto et Manono entre 2003 et 2006.
Son épouse, ainsi qu'un de ses six co-accusés, Kasereka, ont été condamnés respectivement à sept et dix ans de prison ferme. Cinq prévenus ont été acquittés faute de preuve par le tribunal présidé par le capitaine Keli Ndenga.
Principal chef d'une milice d'auto-défense Maï Maï, Gédéon s'était rendu en mai 2006 à la Mission des Nations unies (Monuc) à Mitwaba, avant d'être transféré à Lubumbashi.
Traqué depuis novembre 2005 par l'armée congolaise dans le nord du Katanga, Kyungu Mutanga était accusé de nombreux crimes contre les populations civiles.
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