Le gouvernement camerounais a contesté le récent rapport d'Amnesty International l'accusant de violations "constantes" des droits de l'Homme, estimant que l'ONG s'appuie sur des "sources secondaires".
"Amnesty International allègue des refus des autorités camerounaises d'autoriser ses experts à rentrer sur son territoire pour mieux justifier de l'utilisation de ses sources secondaires et affirmer malgré tout le caractère fiable dudit rapport", a déclaré le ministre de la Justice, Amadou Ali, dans un communiqué diffusé mercredi.
Le ministre assure que la "promotion et la protection des droits de l'Homme constituent un des axes majeurs de l'action gouvernementale".
Le gouvernement "procède lui-même depuis plusieurs années à une évaluation sans complaisance de son (. . . ) dispositif de promotion et de protection des droits de l'Homme", selon le communiqué.
La lutte contre "l'impunité (. . . ) est réelle à travers des procédures qui ont débouché sur des sanctions régulièrement rendues publiques", a également affirmé M. Ali.
Dans son rapport du 29 janvier, Amnesty, qui affirme ne pas avoir pu se rendre au Cameroun depuis 10 ans, recensait de nombreux cas de violations des droits humains "cautionnées ou perpétrées par les autorités" et dont les auteurs bénéficiaient d'une "impunité quasi totale".
Le gouvernement a donné son accord pour que des "représentants" de l'organisation effectuent une visite en 2007, a déclaré M. Ali.
Selon lui, la visite n'a pas eu lieu après "une demande de report d'Amnesty du fait de l'indisponibilité de l'un de ses délégués prétendument endeuillé".
L'organisation n'aurait par la suite pas formulé d'autre "demande" avec de "nouvelles propositions de date".
Le gouvernement "réaffirme son entière disponibilité à répondre favorablement à toute sollicitation visant le respect des droits de l'Homme", conclut le communiqué.

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