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09/05/2014 à 15:05
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Quatre des 53 lycéennes nigérianes qui sont parvenues à échapper à leurs ravisseurs, mi-avril. Quatre des 53 lycéennes nigérianes qui sont parvenues à échapper à leurs ravisseurs, mi-avril. © AFP

Environ 50 jeunes femmes anglophones auraient été aperçues à Birao, dans le nord de la République centrafricaine, la semaine dernière. Escortées par des hommes armés, elles auraient quitté la ville dans la nuit de dimanche à lundi.

Mis à jour à 18h00.

Certaines lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram ont-elles transité par le nord de la Centrafrique ? D'après un notable local, qui s'appuie sur plusieurs témoignages d'habitants, une cinquantaine de jeunes femmes anglophones sont arrivées mercredi 30 avril à bord d'un camion à Birao, petite ville de l'extrême-nord de la Centrafrique. Une information qui reste à confirmer.

Elles étaient encadrées par des hommes lourdement armés qui parlaient aussi anglais et des membres de l'ex-rébellion de la Séléka. Selon notre source, proche des anti-balaka, le convoi, composé de deux camions et d'un pick-up, avait auparavant été aperçu à Tiroungoulou (environ 170 kilomètres au sud-ouest de Birao) et venait peut-être du Tchad. Une information démentie dans l'après-midi par l'ambassade du Tchad à Paris.

Une maison étroitement surveillée

"À leur arrivée, certaines étaient apeurées, pleuraient et étaient violemment réprimandées en anglais", précise notre source. Les adolescentes et leurs gardiens auraient ensuite logé plusieurs jours dans une maison de Birao dont les habitants ne pouvaient approcher. Le groupe aurait quitté les lieux dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 mai sans laisser de traces.

>> Lire aussi #BringBackOurGirls : haro numérique sur Boko Haram !

Les autorités nigérianes, désormais épaulées par des experts de plusieurs pays occidentaux, sont toujours sans nouvelles des plus de 200 lycéennes enlevées par des islamistes armés dans leur établissement de Chibok (nord-est du Nigeria) dans la nuit du 14 avril. Abubakar Shekau, chef de l'organisation terroriste Boko Haram, a revendiqué dans une vidéo la responsabilité de l'enlèvement et a affirmé que les jeunes filles seraient vendues et réduites en esclavage.

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Benjamin Roger

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